NOTRF.-DAME-DE-V AUX
A Cereste existait, dès le v 111e siècle, Notre- Dame-de-Vaux ou de Vaucelles (de Valle Cellarmii >, abbaye ruinée par les Sarrasins, érigée en prieuré en 1618 ; le culte de la sainte Vierge y fleurit depuis ce temps reculé 2.
T. Rosier de Marie , XII, 499.
a. Voyage dans le midi de la France } Paris, 1808, 111,74- 3. J. Durand, Note manuscrite sur Hamon, VII, 244.
Notre-Dame-de-Lure, à 12,000 mètres audessus du niveau de la mer, à 500 mètres audessus de Saint-Etienne, dans une gorge spacieuse, était dans l’origine, vers 490, un petit oratoire fondé par saint Donat qui y plaça une statue de la sainte Vierge façonnée de ses mains, avec une grosse pierre de la montagne. Après sa mort, son ami saint Mary, abbé de Val-Benoît, envoya une colonie de bénédictins pour établir un couvent près du tombeau vénéré de saint Donat. A l’arrivée des Sarrasins, les religieux enfouirent dans la terre leur sainte image, se retirèrent, et revinrent à leur chère solitude dès qu’ils virent les Sarrasins expulsés du pays. Notre- Dame-de-Lure a été dédiée dès le principe, en 975, à la sainte Vierge, Beatœ Mariœ de Lurio, à la suite d’un vœu fait par un seigneur que la sainte Vierge avait sauvé des Sarrasins. Au xie siècle le couvent fut découvert par les Barbares, dévasté et détruit. Les malheurs de cette affreuse époque avaient presque fait oublier Notre- Dame-de-Lure, mais au xne siècle ce sanctuaire se releva de ses ruines et peu de temps suffit pour refaire le monastère, le cloître et une vaste église à trois nefs, à 8 kilomètres d’Embrun. Les religieux de Lure étaient des chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Benoît. L’abbaye fut érigée, en 1 176, par Alexandre III.