SAINTE-MARIE-IMPERATRICE
Cette image, d’après une tradition, aurait été vénérée dès le VIe siècle dans son antique chapelle par saint Grégoire le Grand. Elle était déjà célèbre au vie siècle. On répète ici la légende de SS. Corne et Damien; on dit qu’elle s’adressa un jour à saint Grégoire et lui demanda doucement comment il se faisait que, devant cette seule image de la mère de Dieu, il ne donnât pas la salutation qu’il avait l’habitude d’accorder aux autres images. On doit supposer qu’elle était déjà en honneur avant saint Grégoire. Une petite chapelle encore couverte de fresques du xive ou xvc siècle lui servait autrefois d’abri; elle fut depuis transférée, en 1826, dans l’église du cimetière où on la vénère maintenant. La
CH. II
ROME
SAINTE-MAR 1E-IN-DOMN ICA.
sainte Vierge porte sur son bras gauche l’enfant Jésus qui la regarde. Il est difficile , d’après l’histoire, de douter de l’antiquité de cette image; de pieuses mais inhabiles restaurations en ont gravement altéré le caractère. Le sanctuaire fut restauré par l’archiconfrérie en 1606; peut-être est-ce la même date qu’il faut attribuer aux retouches de la peinture. La pose de la sainte Vierge et l’attitude de l’enfant bénissant sont très-anciennes; il est probable que les anges qui l’accompagnent et qu’on ne voyait pas dans les temps primitifs auront été ajoutés. Ce nom d’impératrice est assez rare et nous ne pourrions citer après cette madone que celle d’Aix-la-Chapelle et celle de Vienne.