Hamon, II
Dame-de-Saint-Quentin, xve siècle, et l’hôpital Faufève, xme siècle.
La ville de Limoges, qui a vu naître et se développer dans son sein tant de pieuses confréries de la sainte Vierge, qui a fait si souvent reproduire par ses artistes les traits vénérés de la mère de Dieu, ne pouvait manquer d’ouvrir à son culte un grand nombre de sanctuaires1.
En effet, soixante-treize sanctuaires, églises ou chapelles étaient autrefois sous le vocable de la sainte Vierge ; il n’en reste plus que quarante-huit.
Parmi les monuments limousins concernant la sainte Vierge, le tombeau de saint Junien2, dans l’église de ce nom, à Limoges, est classé parmi les œuvres les plus curieuses de l’art au moyen âge. Sur le côté droit du tombeau, au milieu de douze niches garnies de statuettes, on voit, dans une auréole ovoïde, la sainte Vierge tenant son divin enfant. Elle est assise sur un trône, nimbée; son front ceint d’une bandelette est orné de perles et de pierreries, un long voile entoure son visage; sa main droite porte un lis, sa main gauche soutient l'enfant Jésus sur son genou ; elle est chaussée, l’Enfant divin a les pieds nus. Les caractères latins qui entourent la figure accusent le xnc siècle, la madone a om,55 de hauteur. Ce tombeau a été fait après la mort de Raynaud de Périgueux, arrivée en 1101.
Sur l’autre face du tombeau, on voit au milieu une porte bardée de fer, au-dessous, l’agneau dans le nimbe, crucifère, porté par deux anges et douze entre-colonnements comme sur la première face. Nous avons voulu faire photographier ce beau monument, mais malheureusement la lumière qui l’éclaire est trop rare pour qu’on ait pu le reproduire facilement.
notre-dame-d’evaux.
La statue de Notre-Dame-d’Ëvaux était en pierre, très-vénérée et remontait à l'époque ro-