DIOCÈSE DE MEAUX
CATHEDRALE
L’histoire du diocèse de Meaux n’est, le plus souvent, que l’histoire elle-même du culte de la sainte Vierge, tant ce culte y a été constamment vivant et universellement répandu. La cathédrale se plaça d’abord sous le vocable de Marie. Au viie siècle, on lui adjoignit saint Etienne. Au xiie siècle surtout, les plus touchants prodiges de piété à l’endroit de la très-sainte Vierge, éclatèrent de toutes parts. Les seigneurs et les rois, à l’envi, dotaient ce pays de sanc¬
tuaires dédiés à Marie. Mais la réputation européenne de Notre-Dame-de-Chartres, de Paris, de la Victoire près Senlis, de Soissons, de Laon et de Liesse semblent avoir éclipsé ces sanctuaires voisins, non moins gratifiés quoique moins célèbres.
La cathédrale de Meaux, gardienne de ses pieuses traditions, nous offre, sur les portails de sa façade, l’histoire de la très-sainte Vierge : la Nativité du Sauveur, l’Adoration et l’Assomption. Cette façade, tout entière, semble symboliser le jugement dernier. Laporte du centre est consacrée au Sauveur, souverain juge des mortels; celle de droite à Marie; celle de gauche à saint Jean-Baptiste, les deux assesseurs de ces suprêmes assises.
FAREMOUTIERS.
Faremoutiers, petite ville de l’ancienne province de l’Ile-de-France, doit son origine à une célèbre abbaye de l’ordre de Saint-Benoît, fondée en 617 sous l’invocation de la sainte Vierge et des apôtres saint Pierre et saint Paul. Sainte Fare était la fondatrice de cette abbaye et, après sa mort, on conserva pieusement ses reliques jusqu’à la Révolution qui les détruisit. Cependant un pèlerinage y attire chaque année, le 10 mai, une affluence considérable de fidèles b