‹ La Sainte ViergeChapitre 508 sur 1187 · Hamon, VII · texte numérisé non relu

Hamon, VII

CH. VIII. — FRANCE

bras. Pour empêcher le temps de la corrompre, on l’exposa à un autre danger en l’enfermant dans une statue d’argent de même forme, mais de grandeur naturelle. La Vierge vénérée y fut longtemps cachée à tous les yeux ; les calvinistes la volèrent et on ne l’a plus revue1.

Cette église possédait de riches reliques : un bras de sainte Madeleine, la tète de saint Marcel et celle d’un des saints Innocents. Montpellier, pour témoigner sa reconnaissance à Notre- D ame-des-Tables, à laquelle elle devait une grande partie de sa prospérité, plaça son image dans ses armes.

On ne peut se faire idée des dévastations et de la rage des huguenots jusqu’à l’édit de Nantes. Il faut en lire le récit dans l’abbé Hamon ; mais le zèle des catholiques parvint, après tant de désastres, à relever Notre-Dame-des-Tables, qui fut définitivement renversée et anéantie en 1793 2.

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