‹ La Sainte ViergeChapitre 520 sur 1187 · NOTRE- DAME- DE-LA-MISERICORDE · texte numérisé non relu

NOTRE- DAME- DE-LA-MISERICORDE

En 1026, on bâtit sous le vocable de Notre- Dame-de-la-Miséricorde, sur la colline du Martroy , un sanctuaire, pour remercier la sainte Vierge d’avoir délivré le pays d’un dragon qui le ravageait. La tradition qui constate ce fait ne parait pas ancienne et serait née d’une fausse interprétation donnée à des peintures représentant des scènes de l’Apocalypse h 93 renversa l’édihce qui attirait toutes les sympathies des âmes religieuses. Une pieuse jeune fille cacha la statue vénérée et, après la Révolution, la remit à l’église paroissiale de Saint-Similien, où elle attire comme autrefois de nombreux pèlerins. Cette statue est malheureusement moderne. Voici ce que nous a répondu, à son sujet, M. l’abbé Laborde, curé de Saint-Similien : « La chapelle, construite sur la paroisse Saint-Similien en l’honneur de Notre-Dame-de-la-Miséricorde, n’existe plus depuis la grande révolution, et la statue qu'on est parvenu à sauver à cette époque n’a rien absolument de remarquable. C’est une petite figure de la sainte Vierge, de bois doré, haute de 30 à 40 cent. — Elle est couronnée et porte l’Enfant sur le bras gauche; elle doit dater du xvne siècle. »

x. Durand.

Tels étaient les plus remarquables sanctuaires que la ville de Nantes avait élevés à Marie, jusqu’au xme siècle. Mais depuis cette époque (là comme partout) elle en éleva bien davantage. 93 les détruisit presque tous; et cependant Nantes eut le privilège de conserver, au milieu de la tempête, quelques oratoires secrets en l’honneur de Marie où l’on venait prier. Au rétablissement du culte on s’empressa de dresser autant ou plus d’autels que l’impiété n’en avait renversés.

DIVERS

Voici encore quelques sanctuaires du diocèse élevés à la gloire de la sainte Vierge :

Le prieuré de Notre-Dame-de-Donges, fondé vers l’an 1067; en 1005,1e prieuré de Notre- Dame-du-Cellier, sur les rochers de Mauves ; Notre-Dame-de-la-Chaume, abbaye érigée en 1055, par Harscoët, baron de Retz; en 1149, Notre-Dame-des-Coëts, fondée par le comte Hoël près de Nantes, pour sa tille Odeline; Notre- Dame-de-Buzai en 1135; Notre-Dame-de-la- Meilleraie, ou du rayon de miel, fondée en 1132 par les seigneurs de Moisdon.

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