‹ La Sainte ViergeChapitre 57 sur 1187 · ROME. — SAINTE-MARIE-ARA-CŒLI · texte numérisé non relu

ROME. — SAINTE-MARIE-ARA-CŒLI

nellement pendant deux pestes de Rome, en 590 ; et 599. La tradition suit constamment l’image j entourée de la vénération du peuple et des pon- 1 tifes. Baronius parle du zèle que Grégoire VII, à peine élu pape, mit en 1073 * restaurer 011 plutôt à reconstruire l’antique église de Santa- Maria-in-Portico, qui avait été ruinée par le temps. Il parle de l’image et de l’antique inscription qui l’accompagne. Dans les siècles suivants, l’église reçut de nouveaux embellissements, notamment à la fin du xvie siècle : cinq cents ans après la restauration de Grégoire VII, au mois de janvier 1662, la sainte image fut transportée la nuit de Santa-Maria-in-Portico à Santa-Mariain-Campitelli , à la grande douleur de tout le voisinage; elle devait y rester provisoirement jusqu’à la tin de la reconstruction de l’antique sanctuaire de Santa-Maria-in-Portico. En 1667, les travaux terminés, l'image reprit sa place dans la nouvelle église, l’une des plus belles de Rome qui fut terminée en 1675, et reÇut Ie titre de Santa- Maria-in- Portico- in - Campitelli • dans l’ancienne église on plaça une copie de l’image miraculeuse.

Description de l'image. (PL XCVIII.) — Cette madone n'a rien de commun avec toutes les autres que l’on vénère à Rome : c’est une plaque d’or émaillée de o"’,2o sur om,i5; la tète de la sainte Vierge a environ om,o25. La sainte Vierge, à mi-corps sous une arcade, porte son fils sur le bras gauche; elle est entourée de deux arbres dont il est ditîicile de définir la nature. Dans les angles supérieurs de l’arcade, on voit les tètes de saint Pierre et de saint Paul. Le fond en émail est bleu; le nimbe de la sainte Vierge rose; sa tète de trois quarts a cependant le nez de profil; les yeux sont fortement inclinés vers le nez; le menton est en avant. La rondeur du dessus de tête, la grossièreté du travail et la forme des traits rappellent les portes de Saint-Paul contemporaines de saint Grégoire VII. Ne pourrait-on pas supposer que sa date remonte à ce grand pape qui aurait remplacé ainsi celle léguée par sainte Galla? (Riccardi, II, 87. Nibby, 357.)

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