‹ La Sainte ViergeChapitre 582 sur 1187 · UL · texte numérisé non relu

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SANCTUAIRES ET IMAGES

poème de marbre en l’honneur de Marie. Audessus du tabernacle, au-dessus de cette église de la terre où elle nous offre son fils à adorer se déploie une archivolte en plein cintre sur laquelle huit anges s’inclinent en prière et qui porte au sommet l’Assomption de la glorieuse Vierge. Ici on voit, comme à Pont-Aubert, deux anges debout soulever dans une draperie la bienheureuse et l’enlever au ciel jusqu’à la couronne que la main du Très-Haut lui présente. Le xiiie- siècle a complété le poème en représentant au milieu de l’arcade ogivale, sous laquelle est l’arcade romane, le Christ dans sa gloire, qui ttend sa mère pour lui faire partager les splendeurs de son trône. Cette fresque n’était sans doute que la reproduction d'une peinture romane effacée par la nouvelle maçonnerie. Gaillabaud 1 a fait une bonne copie en couleur de ce monument.

Un grand nombre de statuettes de la sainte Vierge décoraient partout à Reims les façades des maisons. De toutes ces statues antiques, la plus curieuse comme la plus vénérée est celle que possèdent les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. D’après plusieurs authentiques trouvés dans une cavité du dos de la statue, cette Vierge était vénérée en noo au monastère de Saint-Rémi ; elle y avait été placée en reconnaissance de ce que l’incendie de 1098, qui brûla le monastère, avait épargné l’église nouvellement rebâtie 2.

MEZIERES.

A Mézières, une Vierge noire, objet de la vénération publique depuis l’an 930, avait été trouvée dans les fondations de l’ancienne ville de Mézières. Elle est honorée sous le titre de Notre- Dame-de-l’Espérance; le seul jour de la Trinité, elle réunit à ses pieds plus de 8,000 pèlerins. On cite plusieurs faits miraculeux qui, en 1815,

1. Architecture du Ve au XVIIe siècle. Voir aussi Notre- Dame-àe-Reims } par Prosper Tarbé; Reims, 1852.

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