‹ La Sainte ViergeChapitre 630 sur 1187 · Hamon, V · texte numérisé non relu

Hamon, V

jourd'hui qu’un pan de muraille et deux baies de fenêtres à plein cintre, ht pendant sept siècles l’admiration universelle. Deux cents religieuses de choeur, se partageant toutes les heures du jour et de la nuit, y entretenaient le chant non interrompu des louanges de Dieu et de la sainte Vierge. Six princesses de sang royal la gouvernèrent pendant cent quarajite-cinq ans. La première fut Gisèle, fille de Pépin le Bref, en 780. C’était à Notre-Dame-de-Soissons que les tilles de grandes familles voulaient toutes prendre le voile. Charles le Chauve, qui dans une de ses chartes l’appelle le cœnobium sanctum , fixa le nombre des religieuses à deux cent seize, celui des sœurs dans la clôture à quarante avec trente tourières et cent trente servantes, travaillant tant au dehors qu’au dedans du monastère. La sainteté des religieuses de Notre-Dame et les reliques des saints Drausin et Voué, enterrés dans leur église, rendirent ce monastère le plus riche et le plus célèbre de la contrée. Le ixe siècle fut l’époque de sa plus grande prospérité, et la règle de Saint-Benoît y fut toujours strictement observée. Mais en 1175 les revenus ayant été diminués par les guerres et les usurpations, Louis VII réduisit le nombre des religieuses à quatre-vingts. Les miracles qui s’y opéraient furent si nombreux qu’on en remerciait Dieu par un office public et spécial b

En 11 19, le mal des ardents fournit à Notre- Dame l’occasion d’exercer sa miséricorde par de nombreux miracles : 1129 hoc anno pestis ignea in homines fuit, et b. Maria Suessionis miraculis claruit et morticinum pecorum fuit, (c Annal. Laubienses.) 2

On conservait à Soissons une pantoufle de la sainte Vierge3 et dans le monastère des bénédictines une ceinture apportée de Constantinople par Nivellon, évêque de Soissons, et mise dans l’abbaye de Notre-Dame avec une partie de son voile4.

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