Bull, d’arch.. 1873, p
bas-relief a un parfum d antiquité qui attire et qui charme; on y trouve encore les restes de l’école grecque, dont la lumière a éclairé si longtemps le monde des arts; les draperies sont belles, amples, majestueuses; mais on sent que le nu est moins étudié; les mains sont lourdes, les figures d’une proportion écrasée qui montre l’arrivée rapide de la décadence.
Je sais que de graves objections se sont élevées contre l'attribution de cette ligure à celle de la très-sainte Vierge; on a dit qu elle personnifiait l'âme du défunt et on cite l'exemple de celle qui tient le nom de Cristina écrit sur son volumen. Nous sommes loin assurément de nier chez les ordonnateurs de ces sortes de basreliefs une pensée quelquefois étrangère à la mère de Dieu ; cependant lorsqu’on voit Marie sur les verres dorés ainsi représentée entre les princes des apôtres, lorsqu’on voit cette même figure sur un autre sarcophage du Latran % à côté d’Ève qui symbolise la mère de Dieu dans l’Ancien Testament, je ne puis m’empêcher de supposer que ces types anonymes, plus souvent qu’on ne le pense, ont eu en vue l’Église ou Marie que l’on confond sous les mêmes traits. J'ajouterai même que l'inscription d'un nom sur le volumen n’est pas une preuve absolument contraire, car l’idée d’avoir son nom inscrit sur le registre qu’elle tient dans les mains est souverainement consolante pour un chrétien mourant.