‹ La Sainte ViergeChapitre 723 sur 1187 · Gumppenberg, XII · texte numérisé non relu

Gumppenberg, XII

entre les mains d’un hérétique. Ce Hollandais, homme probe et peu fortuné, avait coutume de donner asile dans sa maison à tous ceux qui lui demandaient l’hospitalité. Dans le nombre il se trouva un gentilhomme espagnol, Jean de Lernela. Un jour d’hiver, Lernela prie son hôte de faire grand feu. Celui-ci répond qu’il le satisfera facilement avec les ruines d’un monastère voisin démoli par ordre du prince d’Orange. Aussitôt il fait apporter les vieux débris et y met le feu. Ils commençaient à s’enflammer, quand l’Espagnol s’aperçoit que parmi les pièces de bois il se trouve une statuette de la sainte Vierge avec l’enfant Jésus dans les bras; il s’approche aussitôt du feu pour l’en retirer ; l’hérétique s’y oppose; mais enfin il finit par le persuader et il retire du feu l’image précieuse. Aussitôt il se jette à genoux devant la statue et promet, s’il revient dans sa patrie, de la remettre aux religieux de la Merci. Pendant le voyage de retour, Lernela vit le navire qu’il montait assailli par une violente tempête, et comme on s’étonnait qu’il ne fit paraître aucune crainte, il répondit qu’il voyageait sous une garde sûre en compagnie de sa chère madone. L’archevêque de Santiago prend alors la statue entre les mains, et, l’élevant en l’air, il commande aux flots de s’apaiser et aussitôt le calme renaît sur la mer. Ne sachant quel avait été son ancien vocable, on l’appela Notre-Dame-des-Remèdes.

Après avoir été déposée à Cuença, elle fut enfin transférée à Madrid l.

Une image dite de Exilio fut soustraite aux Maures, puis trouvée dans une grotte et donnée aux moines basiliens; elle est très-vénérée 3.

Celle d’c dlmudena, antérieure à nop, date de la prise de Madrid ; cachée dans les remparts elle fut retrouvée plus tard3.

Notre-Dame-de-Lapidibus, au monastère des

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