OVIEDO
Près de la porte de la cathédrale d’Oviedo, on lit une grande inscription commémorative de sa fondation rapportée dans Hübner (page 84) :
In nomine Domini Dei et Salvatoris riostri Jesu-Christi Sive omnium eius ( sanctorum ) gloriose sanctae Marias virginis
bisenis
que apostolis ceterisque sanctis martyribus ob cuius ho re templum edificatum est in hune locum Oveto a quonda religioso A de f o ns o .
On conserve à Oviedo un reliquaire en bois appelé el area santa (long de 6 palmes, haut et large de 3 palmes et demie), laquelle est entièrement recouverte de larmes d’argent avec quelques parties dorées. On la voit dans une salle dite la Camara del rey Casto.
Cette châsse est ornée de diverses figures, entre autres de celles du Christ et des douze apôtres. Par derrière, Morales rapporte qu’on avait peint l’histoire de la Vierge. On lit aussi sur le couvercle une longue inscription rappelant les reliques contenues dans cette arche et mentionnant des vêtements et du lait de la mère de Dieu. On croit que ce reliquaire date de 900.
Parmi les aubes tissées de la main même de la sainte Vierge pour le saint sacrifice de l’autel, la plus célèbre est celle d'Oviedo en Espagne, qui, d’après la tradition., aurait été donnée à Alphonse, évêque de Tolède, par la sainte Vierge elle-même dans une apparition. Mais en 714 l’archevêque Urbain la porta dans les Asturies pour la sauver des Maures qui envahissaient le pays et la cacha dans une grotte éloignée de 8,000 pas de Tolède,