‹ La Sainte ViergeChapitre 76 sur 1187 · Anastase, p · texte numérisé non relu

Anastase, p

Ou peut consulter pour cette madone ; Breve notifia delL’ oratorio di sauta. Maria in via Lata (Rome 1870] . — Menochio : Istoria sacra degli atti degli apostoli. — Martin-Ali : Monta ex Ethnica sacra.

SANCTUAIRES ET IMAGES

On vénère aujourd’hui sur le maître-autel une image de la sainte Vierge, la première, dit-on, que saint Luc ait donnée aux Romains. L’Église doit son origine à un miracle opéré devant cette peinture : Théophylactus avait un fils unique qui était paralytique; ce fils manifesta le désir d’aller vénérer la sainte image, et demanda à son père de promettre à la mère de Dieu de lui élever une église si elle lui rendait la santé. Le prêtre Maurice plaça l'enfant sur l’autel, l'y laissa pendant la nuit, et le lendemain le rendit guéri à ses parents, qui se hâtèrent d’accomplir leur vœu. Un vieux manuscrit examiné dans les archives par Baronius et Clément VIII lui-même, en 1593, faisait foi de cette tradition. Le pape Sergius 1 consacra la nouvelle église et l’érigea en diaconie L

En 1408, la dévotion des fidèles se refroidissant, la sainte Vierge apparut à un des chapelains et lui dit que, si leur ferveur renaissait devant son image, elle verserait sur eux la même abondance de grâces que jadis. Cette apparition* eut, en effet, cet heureux et double résultat.

Les copies du tableau laissant beaucoup à désirer comme exactitude, nous avons fait appliquer une échelle au-dessus de l'autel pour l’étudier et le dessiner nous-mème. La peinture de cette belle madone paraît au premier abord barbare et étrange, à cause de l’absence de modelé, mais en regardant plus attentivement on s'aperçoit qu'elle ne manque pas d’expression : ses yeux sont énormes, le nez droit, la bouche petite; les mains laissent à désirer, les doigts sont effilés, diaphanes et sans relief. Cette image est une des plus célèbres et des plus intéressantes de Rome : d’après ses qualités intrinsèques, on est disposé à l’attribuer au v 1 1 Ie siecle; elle rappelle par son style le fragment de mosaïque de la sacristie de Sainte-Marie-in-Cosmedin, hypothèse qui nous rapproche de l'époque du miracle de Théophylactus. Le tableau a om,45 suro"’,6o.

Au moyen âge, en 1 honneur de cette vénérable madone, les cardinaux du litre de Sainte-

Page 1