MONTEMAYOR
A 22 kilomètres sud-ouest de Coïmbre, on trouve la petite ville de Montemayor, où l’on vénère une statue de bois delà madone, appelée Notre-Dame-de-Ceilsa.
PEDERNEIRA.
L’image vénérée de la sainte Vierge fut, dit-on, au temps des Goths, apportée de Nazareth, où elle s’était illustrée par des miracles. Dans le
illo opéré, 10 morabitinos, et 1J00 de episcopatu in opéré etiam sedis per manum de Martino seniore...
« Suerio quoque magistro , post mortera Bernardi magistri, semper dat unum yestimentum, et unurn quinale de vino et unum panis modium. In aquæ manile et baciâ ad serviendutn altare, quas Félix aurifex operatus est, 7 morabitinos dédit...
« I11 compositione et expositione aræ et columnarum altaris beatissimæ Dei genitricis, et in pavimento absidarurn quadratis lapidibus constructo, 40 morabitinos. »
« Libro preto, folio 2, verso. » A. Raczinski, les Arcs en Portugal } Paris, 1846, p» 421.
désastre général de l’Espagne en 714, un moine romain qui accompagnait le roi Rodrigue l’aurait apportée d’Italie. Après la mort de l’un et le départ de l’autre, cette image resta pendant quatre cent soixante-neuf ans cachée dans une pauvre chaumière au milieu de rochers escarpés ; un certain Roupinho la retrouva en 1182, comme lui-même l’atteste dans la donation qu’il en fit. Un jour qu’il avait mis en fuite un cerf et le poursuivait imprudemment, il s’approche d’un précipice où il doit tomber infailliblement, il invoque le nom de la Vierge et échappe au danger; en témoignage de reconnaissance, il lui dédie une chapelle. Enfin, en 1377, l image fut transférée par Ferdinand, roi de Portugal, dans un sanctuaire plus grand, qu’il avait érigé luimême à la mère de Dieu 1.
RIBEIRA DA PENHALONGA.
Dans le lieu appelé da Ribeira da Penhalonga, au bas de la montagne du côté du sud, est situé le couvent de Notre-Dame-de-la- Santé, première fondation qui eut lieu, dans ce royaume, en faveur des moines de Saint-Jérôme. Le premier fondateur fut le père frey Vasquez Monteiro, de la maison des comtes de Santa Cruz, naturel de Leiria.
Attirés ensuite par l’agrément et la vénération de ce lieu, les rois dom Manoel, dom Sébastien et dom Henri, ainsi que l’infant dom Luiz, augmentèrent considérablement ce monastère ; le roi dom Manuel réédifia l’église et y fit ajouter une habitation pour lui ; le cardinal y annexa diverses dépendances, des fontaines et d’autres objets d’agrément; l’infant y fit établir le dortoir principal, et dom Sébastien contribua aussi à agrandir cet établissement. Parmi les travaux des particuliers, on remarque encore aujourd’hui, autour dudit monastère, les con-
1. Antiguidade da Sagrada imagem de Nossa S a de Nazareth ; Grandezas de seu sitio, casa, et jurisdiçâo sita junto a villa da Pederncira. Voy. aussi Champagnac, II,
CH. X. — PORTUGAL. — YARATOJ O.
structions de dom Jean III, du nonce Zambucano, ainsi que du marquis de Cascaes.
L’église est un ouvrage antique : sa voûte en pierre est ornée de sculptures, et elle est soutenue par des demi-colonnes. Elle a cinq chapelles et une tribune, d’où la famille royale entendait la messe.
La première chapelle près de la porte est celle de Notre-Dame-de-la-Victoire, appelée aujourd’hui Notre-Dame-de-la-Santé. L’image qui décorait cette chapelle a été laissée en héritage par le célèbre capitaine de Malacca, Rui d’Araujo, en 1546, et de cette chapelle elle fut transportée en 1685 dans celle du milieu.
Du côté du maître-autel, près de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Santé, est celle de Saint-Joseph, où se trouve un tableau de l’adoration des Mages , peinture sur bois fort ancienne.
S ALZ EDA.
Le xiie siècle, qui vit les conquêtes chrétiennes prendre en Portugal une si grande extension, fut témoin de nombreuses fondations pieuses. C est ainsi qu’en 1155 on éleva à Salzeda un monastère qu’on dédia à la sainte Vierge.