‹ La Sainte ViergeChapitre 855 sur 1187 · P. Bridgett, Our Lady’s don,ry)pa.ge · texte numérisé non relu

P. Bridgett, Our Lady’s don,ry)pa.ge

C Autels. — Le poème de saint Aldhelm nous donne la description d’une église saxonne au viie siècle. Il nous apprend que Bugge, sous le règne du roi Ina (685-726), construisit une grande église avec quatorze autels revêtus d’étohes d’or, dont l’un était consacré à la sainte Vierge.

La grande quantité d’autels dont les documents font mention laissent supposer que toutes les églises en possédaient un, beaucoup deux et même davantage, dédiés à Marie. De plus, l’image de la madone devait en indiquer le vocable, d'après un décret du concile provincial tenu sous l’archevêque Vulfred en 816 1.

Longtemps avant ce décret, saint Aldhelm avait exercé sa verve poétique en composant des inscriptions pour des autels et des églises, exemple qui fut suivi par Alcuin et d’autres. Beaucoup de ces inscriptions, monuments précieux de la foi catholique, ont été conservées, entre autres celle-ci :

Hanc aulam Domini servat tutela Mariæ,

Cui veneranda rudis sacrantur culmina templi,

Et nova consurgunt sacris vexilla triumphis.

Hac celebratur honor sacræ Genitricis in aula,

Quæ verum genuit lumen de lumine Patris.

Quem clamant Titan almo spiramine vates,

Fœmina præpollens, et sacra puerpera virgo,

Audi clementer populorum vota precantum,

Marcida qui riguis humectant imbribus ora,

Ac genibus tundunt curvato poplité terram.

L’Anglais Alcuin , élève de l’archevêque Egbert, l’ami du vénérable Bède, le précepteur de Charlemagne, la lumière et la gloire de l’Europe au vme siècle, nourrissait une tendre dévotion pour la sainte Vierge. Il avait composé plusieurs inscriptions pour ses autels, dont nous rapportons ici deux exemples2 :

Virgo Maria, Dei genitrix, castissima virgo,

Lux et Stella Maris, nostræ Regina salutis :

Hanc’aram meritis semper vivacibus omet,

Quæ sacrata suo condigno constat honore.

x. P. Bridgett, page 252.

Page 1