‹ La Sainte ViergeChapitre 902 sur 1187 · Glos. of architecture , Oxford, 1850, page · texte numérisé non relu

Glos. of architecture , Oxford, 1850, page

2, Northcote, 289. — Bridgett, 322.

blement en 1 170, dans lequel sont deux arcades; l’artiste a représenté d’un côté saint Jérôme écrivant sur un volume, et de l’autre la sainte Vierge figurée sous les traits les plus purs, qui se tient devant le saint docteur. La madone est voilée en bleu à la byzantine. Dans la page suivante, au milieu d’une majuscule C, on la j voit encore sur un trône : d’un côté, Isaïe repré- ! senté jeune et lui prophétisant ses grandeurs, de l’autre saint Jérôme sous l'aspect d’un vieillard qui écrit son commentaire; au-dessous, un homme que l’on ensevelit, puis un lion et un monstre. On lit quelque part le nom du peintre Hugon et le portrait d’un petit moine avec ces i mots au-dessus :

Imago pictoris et illuminatoris hujus picturæ.

Liturg. Miscell. N° 329. — Un sacramentaire allemand, exécuté à Bamberg pour l’empereur Henri II au xe siècle ou commencement du xie, nous présente la Nativité où l’Enfant repose sur le sol entre la sainte Vierge et saint Joseph, l' oAscension , etc.

Bibl. Lal. N°6o. — Un évangéliaire nous donne une crucifixion où l’on a figuré le Sauveur suspendu sur quatre clous. La sainte Vierge, drapée dans un ample vêtement relevé à la manière grecque pour lui servir de voile. Ce manuscrit est très-intéressant, parce qu’il est daté. A la fin on y lit qu’il fut exécuté en 1178, en l’honneur de la vierge Marie et de saint Pancrace.

Ivoire du Xe siècle. — Un bas-relief représente la sainte Vierge et Isaïe, qui dit : Ecce virgo concipiet. Je ne pense pas que cet ivoire d’Oxford soit d’une époque antérieure à la fin du vme siècle. Les petits sujets ont une grande ressemblance avec ceux qui ornent les sarcophages des premiers siècles du christianisme. Ce dont on peut s’assurer en les comparant à d'autres dont la date est précise, tels que les sculptures de Vérone et des ivoires qui sont au musée d’Amiens.

SANCTUAIRES ET IMAGES

Toutes ces ressemblances prouvent que, depuis Constantin, les sujets religieux ont été traités d'après certains types qui ont été transportés dans divers pays, copiés et imités pendant des siècles, jusque dans les époques où on a fait du nouveau. L’ivoire d’Oxford est, comme les sarcophages, les diptyques consulaires et autres fragments conservés dans diverses collections, de ce style romain aux personnages courts et épais, qui prend sa source dans l’antiquité païenne, se revêt parfois d’une grande noblesse et d’un beau caractère, puis va en décroissant et dev ient grossier, si grossier souvent qu'il semble l’œuvre d'un faussaire. Voici l’ordre des scènes :

irc. Sujet en haut, à gauche et suivant à droite : le prophète Isaïe; la position de son corps et le geste de sa main droite indiquent qu’il est en rapport avec le sujet suivant;

2e. L’Annonciation : l’ange, la sainte Vierge et une femme ;

3e. La sainte Vierge, saint Jean, l’Enfant, deux animaux ;

4e. L’Adoration des mages, représentés nutête ;

5e. Massacre des Innocents;

6e. Baptême ;

7P. Cana sans la sainte Vierge;

8e. Tempête apaisée;

pc. La fille de Jaïre ;

io°. Les démons chassés dans les pourceaux ;

i ie. Le Paralytique ;

12e. L'Hémorroïsse.

Nous extrayons ces détails de l’article que M. J. Durand a publié dans XesOAnnales archéologiques 1 .

i. M. Durand termine eet article très-substantiel par une observation importante sur la reproduction de la sainte Vierge dans les catacombes. Dix mille inscriptions des catacombes ne montrent pas le monogramme du Christ avant Constantin. Comment les chrétiens eussentils osé faire son portrait, même symboliquement, puisqu ils n osaient pas écrire son nom, même en abrégé. On a voulu voir, dans une peinture des catacombes, une

PETER.BOROUGH ( autrefois oMedeshamstede) .

Brûlé par les Danois, ce sanctuaire changea son nom en Burch ou Burg ; il fut appelé Peterborough après sa restauration par Æthelwold, eveque de Winchester, en 970. Sous le pieux abbé Leofric, neveu de Leofric de Mercie, il atteignit une grande splendeur.

En 1052, dit la chronique saxonne, Arnwi, abbé de Peterborough, laissa l’abbaye prospère et la donna à Leofric. L’abbé Arnwi vécut huit ans. L’abbé Leofric enrichit tellement le monastère qu’on l’appelait Golden-Borough. La chapelle de la sainte Vierge ne fut commencée qu’en 1272 l.

PLYMPTON.

Le sceau du prieuré représente la sainte Vierge portant l’enfant Jésus sur ses genoux2.

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