Pertz, Script. } XXIII, 385 et
vestibule de saint Marc de Venise. Les sigles de côté n’ont pas été oubliés.
L’harmonie des Evangiles par Olfrieds qui vient du couvent de Wissembourg se trouve aujourd'hui dans la bibliothèque impériale de Vienne et nous offre des miniatures du ix° ou xe siècle.
(PI. CXL bis.) — Enfin M. Wilson, au talent et à l’obligeance duquel nous devons déjà de si précieux documents pour notre ouvrage, vient de découvrir dans la bibliothèque de Vienne une Madone assise et certainement très-ancienne ; il estime que le psautier1 qui la contient ne doit pas être inférieur comme date au xie siècle. Marie, enveloppée des riches plis de ses vêtements, tient le Sauveur du bras gauche et la pomme de la main droite. Le Sauveur semble caresser sa mère et du bras droit embrasse entièrement son cou. Cette miniature a cela de particulier qu’elle n’est pas gouachée, ni même presque coloriée. Les plis ne sont indiqués que par des traits de couleur. Le nimbe de la sainte Vierge est jaune pâle, son voile vélin avec traits de vermillon, son manteau dessiné par des traits verts. Le manteau de Notre-Seigneur par des traits vermillon, sa tunique par des traits jaunes. Les contours du dessin sont accusés en lignes d’encre brunie par le temps.
ZWETL.
Cette ville, située à 53 kilomètres au nord de Krems, eut le bonheur dès l’année 1138, de voir élever dans ses murs un temple à la sainte Vierge.
Voici les expressions de l’auteur des oAnnales de Zwetl en racontant cette pieuse fondation : a Domus sanctæ Mariæ in Zwetl a piissimo et devotissimo Hadmaro de Chunring fundatur. »
Près de Zwetl, quatre ans après, la sainte Vierge vit s’ouvrir une nouvelle demeure en son honneur à Paumgartenperg 2.