SANTA-MARIA — DELLE-FEBBRI
La célèbre madone du mont de la Garde n’est pas la seule que nous devions signaler à Bologne. Citons d’abord Santa-Maria-delle- Febbri } qu’on vénère dans l’église Saint-Dominique et qui date de plusieurs siècles; une inscription voisine nous informe qu elle recevait les hommages des fidèles à San-Giorgio-di-Miramonte et à San-Girolamo avant d’avoir été au xixc siècle transférée à l’emplacement actuel2. Il est incontestable que ces déplacements ont occasionné d’importantes restaurations, et il est difficile de reconnaître l’état primitif ; le trait saillant de cette peinture est la position du Sauveur
1. De peur qu’on ne croie de notre part à un enthousiasme exagéré pour cette belle peinture, nous aimons à rapporter les lignes suivantes, écrites par l’abbé Pascal, dans la revue de 1 ’Art chrétien :
« On a peine à soutenir je ne sais quoi d’extraordinaire, de céleste, j’oserai même dire de divin, qui est répandu sur cette peinture. Plus je m’efforçais de la regarder, plus je me sentais saisi de respect, de crainte et d’amour. »
2. On lit près de cette image une inscription qui rapporte son histoire en quelques lignes ; on y rappelle que, placée originairement au béurg de Miramonte, des travaux de fortification, aux xive et XVIe siècles, amenèrent son déplacement; que la puissance de Marie, appliquée spécialement à la guérison des fièvres devant cette image, y attira une grande confiance, de généreuses offrandes; qu’enfin elle fut, en 1812, portée à Bologne.
debout devant les genoux de sa mère, position qui n’a pas dû être changée. Le tableau actuel a i"‘,io de hauteur sur o,n,8o de large.