‹ La salle des pas perdusChapitre 13 sur 18 · LES AUTRES · texte numérisé non relu

LES AUTRES

Oui , oui...

JACQUES

Il Cal convenu que la famille est au grand complet. BONNEFOI, qui a été regarder,

(y^ lui-r?2éme.)Ah\ mon Dieu... mais je ne me trompe pas... c'est... je ne sai> ce qui me prc nd... mais la joie... Je saisissemenl... je n'ai plus la force d'articuler une parole...

SCÈÎNE XI.

Les Mêmes, ROSAMBERT, JULIEN.

nosAMBERT , présenlant Julien, Air : du Renégat. Je vous amène du renfort.

BONNEFOI, à part y n osant le regarder. Ah! si c'était une méprise...

ROSAMBERT.

Monsieur confirme un triste sort. . .

Ainsi , i\nc l'on se tranquillise. • •

Macl. BONNARD , TIERKE ET JACQUES.

Quoi, de Julien , vous vîtes le trépas ?..

tONNEFOi , reconnaissant Julien et près de se jetter dans

ses bras.

C'est lui . . . c esi toi ? . .

JULIEN, à Bonnefoi.*

Chut !... ne me trahis pas...

ENSEMBLE

{Â part.) Déplaisir , leur âme est ravie, Je ris de leurs larmes vraiment; S'ils sa\ aient que je suis en vie , Ils gémiraient bien autrement.

ROSAMBEBT, à part.

De plaisir leur amc est ravie, Il a bien fait le cher parent, Puisqu'il devait perdre la vie, De fairç sa fortune avant. . .

BONNEFOi , à part.

De plaisir mon âme est ravie , Mais , poLirquoi vient-il cependant ;.

Puisqn^il na pas perdu la vie , Annoncer son enterrement. . .

Mad. BONNARD , PIERRE , JACQUES.

L'espérance nous est ravie. . .

{A part,) H a bien fait ce cher parent , Puisqu'il devait perdre la vie.

De faire sa fortune avant.

M™« BONNARD , pleurnichant, Hélns! monsieur le témoin, vous venez nous mellre la mort dans le coeur, [f^ivement?) A-t-oa fait rafraîchir ce jeune étranger ?

JULIEN

Vous êtes trop bonne , madame. (^ part.) Ces chers parens .. de mon vivant, ils ne m'auraient pas offert un verre d'eau.

JACQUES

Ainsi j^monsieur, vous êtes donc bien sur?...

JULIEN

Ah! mon Dieu... sûr comme de mon existence.

PIERRE

Ce pauvre cousin... nous ne l'avoHo jamais ni vu, ni connu. ..mais ça m' fait d' la peine pour lui, parce qu'enfm c'est toujours contrariant d' mourir...

M"^ BONNARD

Que l'on dise encore que les Petites Affiches ne servent à rien... c'est sans contredit le meilleur journal... pas plus tard que demain je m'y abonne par reconnaissance. [A Julien.) Jeune homme, vous aurez la récompense honnête... c'est moi qui me charge de vous la donner...

JULIEN

Il ne faut rien pour cela.

PIERRE

Nous nous cotiserons.

JACQUES

Je lui enverrai deux feuillettes de cidre.

JULIEN

Vous me comblez. [A part,) On devrait toujours at-

tendre qu'on iûl mort pour faire connaissance avec ses païens.

vs HUISSIER, à Rosamheri.

L'audience de Ja sixième chambre.

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