ROSE
la moelle osseuse de l’avorton en vue d’examens bactériologiques.
On peut aussi faire une séro-agglutination à partir du sang de la jument, de préférence quinze jours après l’avortement, date à laquelle le taux agglutinines est maximum.
Pronostic
Sa gravité est surtout économique, l'élevage des poulains pouvant être compromis pendant plusieurs années consécutives.
Etiologie
Tous les équidés sont réceptifs, mais l’infection peut rester muette et donner des infections latentes. D’après les observations de BERTHELON [4] et les expériences de Ponpusski et ALIKAJEW [55], il semble bien établi que les carences alimentaires, notamment en acide phosphorique, jouent un très grand rôle dans la cause de l’avortement.
Disons aussi que certains auteurs : DIMoCx et EpwARDS [6], Traum et Manertous [51], Mannincer [52|. HENNING [53], considèrent la Salmonlla abortus equi comme un germe de sortie de l’utra virus de l’avortement des juments [5] qui, pour Dimock et Enwarps [6], ne serait autre chose que l’agent causal de l’influenza équine.
Les matières virulentes sont les voies génitales, l’avorton les eaux et les enveloppes fœtales, les sécrétions utérines. Les excréments sont souvent bacillifères, les urines plus rarement.
Ps LÉ
La Salmonella pénètre surtout par voie digestive. Nous verrons plus loin que le sperme peut être infectant, mais le fait est exceptionnel. L’homme peut jouer le rôle de vecteur de virus, l’étalon aussi, de façon indirecte.
Traitement
Jusqu’alors, aucun traitement ne s’est montré eflicuce.
Prophylaxie La prophylaxie sanitaire a une grande importance.
Dans un effectif indemne, il faut isoler les juments importées et les soumettre à la séro-agglutination. /
En milieu contaminé, il convient d’isoler les animaux sains des animaux infectés, d’effectuer les mises bas dans des locaux séparés, de procéder à des désinfections soigneuses et répétées.
D’autre part, le rôle des carences telluriques ayant été démontré [55 et 4], il sera toujours utile, en présence d’avortements répétés, d'analyser minutieusement l’état des animaux, les soins hygiéniques et notamment l’alimentation qu’ils reçoivent. Une analyse de sol devra être pratiquée et si les terres sont pauvres en chaux, en acide phosphorique ou en potassium, il conviendra d’amender le sol en conséquence : phosphate bicalcique, chlorure de potassium. etc...
La prophylaxie médicale dispose de deux méthodes :
L’hémoprévention à l’aide du sang des juments guéries est une méthode peu sûre.
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La vaccination semblerait plus efficace. En France, on utilise à cet égard des cultures tuées par le formol à 4 %,. La première injection, de 5 cm° de vaccin, se pratique dans les quinze jours qui précèdent la saillie ou dans les deux mois qui suivent. Si la jument vient de pouliner, on la fait dans les deux ou trois jours qui suivent le part ou dans les deux mois qui suivent la saillie.
La deuxième injection se pratique un mois plus tard à la même dose. Cette vaccination ne doit jamais être
entreprise après le quatrième mois de gestation.
Elle est inopérante quand l’avortement est apparu dans une exploitation.
À l'étranger, on utilise des cultures tuées que l’on injecte en deux ou trois temps à des concentrations progressives.