‹ La SalvarsanothérapieChapitre 2 sur 33 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Nous achevons maintenant nos études médicales et nou: venons demander à nos maîtres de l'Ecole de Montpellier la consécration définitive qui va nous permettre de mettre en pratique les leçons que nous avons reçues.

La carrière de médecin a fait l’objet des désirs et des ambitions de notre jeunesse, et nous savons que les maîtres qui n’ont ménagé ni leur science, ni leur peine, doivent être les premiers à recevoir le tribut de notre recoit. naissance. Ce n’est pas d’une obligation banale et, pour ainsi dire consacrée par l'usage, dont il s’agit pour nous de s'acquitter, c’est, au contraire, un profond sentiment d’affection qui nous guide et qui nous dictera les quelques mots que nous voulons adresser à nos professeurs.

Mais, avant tout, que notre pensée aille vers nos chers parents, qui nous ont choyé depuis notre petite enfance et qui nous ont soutenu de leur appui et deleur amour paternel jusqu’à ce terme de nos études; c’est à eux que vout tous nos sentiments et notre respect filial, et vraiment les paroles nous manquent pour les leur exprimer.

M. le professeur Rauzier, dont nous fûmes l’élève atten. tif et dont les lecons cliniques nous ont préparé à la vie médicale, qu’il nous permette de le remercier sincèrement d’avoir bien voulu accepter la présidence de notre thèse.

A M. le professeur Vires, qui nous accueillit amicale. ment chez lui et qui fut pour nous d’une bonté toute particulière, nous devons une mention à part, et d’autant plus reconnaissante qu’il nous à prodigué ses soins éclairés et dévoués.

M. le professeur Vedel nous a le premier suggéré l’idée de ce travail et ses conseils si judicieux nous ont guidé constamment et nous ont permis de mener à bon terme notre tâche. .

Nous avons eu la bonne fortune de trouver sur notre chemin M. le professeur agrégé Euzière, qui a bien voulu avoir recours à nous pour la traduction de textes importants publiés à l’étranger. Son appui et sa bienveillance ne nous ont jamais fait défaut.

M. le professeur Mairet, doyen de la Faculté, dont nous fûmes l’élève, nous a témoigné en maintes circonstances sa sympathie et nous sommes très fier d’avoir rempli, sous sa direction, les fonctions d’interne pendant quelques mois ; qu'il reçoive ici l’expression de notre gratitude.

Que M. le professeur Tédenat, dont les leçons cliniques éminemment pratiques nous attiraient toujours, et dont nous avons su apprécier l’utilité au cours de nos années d’internat à Béziers, veuille croire que nous nous souvenons avec reconnaissance de l’intérêt qu'il nous a toujour: porté au cours de nos études.

Le professeur Estor a toujours été pour nous un maître vénéré, il nous accueillit comme stagiaire dans ses services et n’a cessé de nous marquer son amitié tant à l’hôpital qu’à l’Institut Bosc; nous le remercions du plus profond du cœur.

Il serait superflu de dire avec quelle bonté M. le professeur (ranel nous à prodigué ses conseils et ses encourage-

ments, qu’il daigne agréer l’expression de nos sentiments de respect.

Mais je dois m’ineliner au souvenir du regretté Charles Fleig; si toute la Faculté de Montpellier s’est sentie at. teinte par la disparition de ce jeune maître, qui donnait. tant d’espérances, nous pouvons dire que personnellement cette mort nous a cruellement frappé. Charles Fleig était pour nous, non seulement un professeur et un conseiller, il était surtout un ami qui n’hésitait pas à nous associer à ses travaux et à ses expériences en matière de Salvarsanothérapie.

Quant à M. le professeur Grasset, nous saluons en lui. non seulement une grande figure de l’Université de Mont. pellier, mais encore un des maîtres de la science française et dont le renom dépasse les limites du territoire national.

MM. les professeur Forgue, Carrieu, de Rouville ont droit à notre reconnaissance et nous avons recueilli dans leurs services les indications les plus précieuses pour notre vie médicale, et cela nous ne pouvons l’oublier.

Aequittons-nous maintenant d’un devoir qui doit nous être cher. Dès notre entrée à l'Hôpital de Béziers, nous avons été favoräblement accueilli par les différents praticiens qui ont valu à cet établissement un juste renom.

C'est d’abord M. le docteur Rome, dont nous sommes l’interne depuis deux ans, il nous à initié à la pratique de la chirurgie courante et nous a servi de guide, grâce à son expérience et à ses excellents conseils. M. le docteur Vabre nous a ouvert largement ses services et nous a fait bénéficier de sa pratique médicale. Nous devons l’en remercier. ñ

M. le docteur Pascal, chargé spécialement des affections vénériennes et des maladies de la peau, nous à permis d'étudier les cas si intéressants groupés dans les salles

spéciales qu'il dirige avec tant de compétence; 1l nous a donné de précieuses indications et fourni de probantes observations pour notre sujet de thèse.

M. le docteur Emile Arruffat nous a associé constamment à ses interventions hospitalières et nous avons retiré le plus grand profit des leçons excellentes qu’il nous à données, en nous permettant de voir de près un opérateur habile et hardi.

Mais M. le docteur Tailhefer a droit à toute notre reconnaissance; pendant les quelques mois au cours desquels nous avons eu l’honneur d’être son aide, il nous a laissé la plus grande initiative, il nous a confié le bistour1i en maintes occasions, il a même été assez confiant en nous pour nous permettre d'intervenir d'urgence dans tous les cas qui peuvent se présenter au médecin praticien. De plus, lorsque l’occasion se présentait, il nous faisait à l’amphithéâtre des démonstrations de médecine opératoire et nous expliquait les procédés les plus nouveaux eri matière de chirurgie viscérale et nous ne saurions sans ingratitude oublier cela.

Que M. le docteur Guibal veuille bien accepter nos remerciements pour toutes les marques d'intérêt qu'il. nous a toujours témoignées.

MM. les docteurs Cavalié, Marty, Cayrol, Schæffer ont toujours été bienveillants à notre égard et de cela nous les remercions.

M. le pharmacien en chef de l’Hôpital, Guilhaumon, nous à permis de travailler dans son laboratoire, qu’il veuille bien accepter nos sentiments de gratitude.

Aujourd’hui que nous venons apporter nos hommages à tous les maîtres qui nous ont enseigné, nous ne pouvons pas oublier la nation qui nous a reçu et qui nous a permis de puiser dans ses Ecoles les notions scientifiques qui

vont dominer toute notre carrière médicale. Notre pays natal nous a formé dans notre enfance, et au cours de nos années d’adolescence nos maîtres d’alors nous ont préparé à recevoir une culture plus haute et plus féconde; mais c’est à la France que nous devons cette formation définitive, c’est à elle, si hospitalière et si libérale, que nous devons l’éducation scientifique qui nous ouvre l’entrée d’une carrière que nous espérons honorer. C’est en France que nous sommes devenu un homme, c’est en France que nous avons appris à apprécier les hautes qualités morales qui doivent être l’apanage du vrai citoyen et surtout du médecin, dont la place est si importante dans la vie moderne. Chers maîtres et vous, mes camarades d’études, je ne puis mieux faire, en achevant ces lignes, que de former des vœux pour votre belle patrie où je compte déjà tant d’amis et souhaiter que son renom s’étende sur le monde entier et en particulier, que la Faculté de Montpellier, qui me fut si accueillante, continue à prospérer et à conserver sa réputation brillante tant en France qu’à l'étranger.

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