‹ La sandale ailée, 1903-1905Chapitre 27 sur 52 · LA NYMPHE DE LA SOURCE · texte numérisé non relu

LA NYMPHE DE LA SOURCE

Si tes pas t'ont conduit vers l^heureuse vallée Où la source murmure au milieu des roseaux, Souviens-toi, voyag'eur, que sa paix embaumée Est due à la fraîcheur qu'y répandent mes eaux .

Ce sont elles qui font les fleurs douces éclore» Et verdir l'arbre vaste, agréable à tes yeux, Et si, dormant auprès de son âme sonore, Tu vois, nue à tes pieds, la Nymphe de ces lieux,

LA SANDALE AILEE to3

Vénère-la. Reprends ton chemin sans offense, Contente-toi de l'ombre où tu t'es abrité, Du bruît mélodieux qui s'ajoute au silence, i^t de la coupe bue à mon flot argenté.

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