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PERSIL

(Famille des Ombellifères.)

Description. Tige haute, ronde et rameuse; feuilles découpées, vertes, attachées à de longues queues; fleurs jaunâtres en parasols au sommet des tiges. Les personnes qui ne connaissent pas les plantes prennent quelquefois la petite ciguë, qui est un poison violent, pour du persil qui lui ressemble beaucoup, et parmi lequel elle se trouve souvent dans les jardins. La petite ciguë diffère du persil, en ce qu’elle n’est point odorante comme ce dernier, que sa racine est plus petite, et que ses feuilles sont d’un vert jaunâtre à leur surface supérieure. Le faux persil des jardins, qui est très vénéneux., peut être aussi confondu avec le persil au-

quel il ressemble beaucoup. On le reconnaît à ses feuilles qui sont d’un vert plus blanchâtre que celles du persil.

Lieux. Cette plante croît naturellement dans les lieux stériles du midi de la France; elle est cultivée dans les jardins. La racine, l’herbe et les graines sont usitées.

Récolte. Les feuilles, étant employées toujours vertes, se récoltent en toute saison. On arrache les racines au printemps ou à la fin de l’été pour les conserver. Les semences se récoltent h l’automne.

Propriétés, usages. La racine du persil fait partie des cinq racines apôritives. Son usage est recommandé en décoction dans les obstructions du foie, de la rate, des reins, la jaunisse, la cachexie, la suppression d’urine, l’hydropisie.

Les semences sont réputées carminatives et agissent à la manière de l’anis, du fenouil, de la coriandre. Rosenstein lui attribue la propriété d’expulser les poux en les employant sous forme d’onguent.

Les feuilles pilées sont appliquées sur les engorgements laiteux des mamelles, quand toutefois les engorgements ne sont pas inflammatoires. Les gens de la campagne appliquent les feuilles du persil froissées sur les contusions et les coupures. Dans le premier cas, elles peuvent être utiles comme résolutives, mais, dans le second, elles sont évidemment nuisibles par l’irritation qu’elles causent aux bords non réunis de la plaie, qu’il suffit dans tous les cas, de rapprocher et de maintenir en contact sans autre traitement (Gazin).

Le suc des feuilles a été employé contre Tophthaîmie ou inflammation du globe de l’œil. Dubois de fournay s’en est servi dans les écoulements blennorrha-

giques à la dose d’une cuillerée à soupe matin et soir. Cazin dit l’avoir employé avec succès dans le vin blanc contre les fleurs blanches et les engorgements des viscères du bas ventre.

phépabations, doses.

Décoction (racine fraîche ou sèche), 15 à 40 grammes par litre d’eau.

Infusion (semences), 4 à 8 gr. par litre d’eau.

Cataplasmes (feuilles pilées), comme résolutifs antilaiteux.

PISSEXUT.

Dent de lion (famille des Synanlbrdes).

Description. Feuilles longues, découpées, se couchant à terre ; fleurs jaunes d’une odeur assez agréable.

Lieux. Cette plante, très-commune, croît dans les prairies, les lieux herbeux et incultes.

Récolte. On la fait avant la floraison pendant presque tout l’été, mais plus particulièrement au printemps.

Propriétés, usages. Le pissenlit est tonique, dépuratif et diurétique ; il partage les verfos de la chicorée sauvage et peut lui être préférable. On fait avec cette plante des tisanes amères qui purifient le sang, fortifient la membrane digestive, et raniment l’appétit. La décoction des feuilles et des racines est employée dans les débilités de l’estomac, la jaunisse, les maladms de la peau, le scorbut. On fait usage de la tisane faite avec les racines pour tempérer 1 ardeur des urines , elle convient dans les fièvres, la colique néphrétique et dans la gravelle.

Le jus de pissenlit môlè avec celui de saponaire et de trèfle d’eau est un puissant remède contre les dartres invétérées.

Le pissenlit fournit, au printemps, une salade un peu amère, saine et très-appétissante ; c’est la salade du faucheur, du cultivateur; on mange seulement les feuilles tendres et leurs jeunes pousses. On peut les faire cuire et les apprêter comme la chicorée. C’est une excellente nourriture pour les tempéraments bilieux et pour les personnes qui éprouvent des embarras intestinaux et qui ont perdu l’appétit (Roques).

PRÉPARATIONS^ DOSES

Décoction. Une forte poignée de feuilles et de racine dans une suffisante quantité d’eau. On la fait plus légôrp quand on veut seulement réveiller l’action de l’estomac.

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