SOUCI
Souci oflTicinal, souci de jardins (famille des Synanthérées).
Description. Tiges un peu velues ; feuilles sans queues attachées sur la tige ; fleurs d’une couleur dorée, naissant au sommet des branches.
Lieux. On trouve le souci dans les champs et dans les jardins où il est cultivé pour ornement.
Récolte. On récolte les fleurs et les tiges pendant tout l’été; elles doivent être employées fraîches, car elles perdent, en séchant, leur propriété.
Propriétés, usages. On attribue à cette plante des vertus sudorifiques, emménagogues, antispasmodiques et fébrifuges. L’infusion est considérée comme propre à pousser les sueurs, les urines, les menstrues et à guérir la jaunisse, les pâles couleurs, la fièvre. Elle est administrée dans les cas d’atonie (faiblesse) générale ou locale chez les femmes. On la prescrit dans l’hystérie et les affections nerveuses qui en dépendent. Gazin dit avoir vu mettre en usage, contre les affections scrofuleuses, la décoction de houblon et de feuilles fraîches
de souci et avoir employé les feuilles pilées dans les ophthalmies chroniques. L’eau distillée de cette plante, selon Tragus, est bonne pour l’inflammation des yeux en les bassinant avec cette eau.
On emploie avec avantage le souci pilé dans les tumeurs scrofuleuses. Suivant Hecquet, les feuilles fraîches écrasées sur les verrues (poireaux) et les cors aux pieds, font disparaître ces excroissances, Tournefort attribue à leur application, la faculté de détruire les callosités des vieux ulcères. La décoction concentrée d’armoise et de souci a été employée en fumigation dans le vagin pour rappeler les règles.
On a fait usage de la décoction des fleurs de souci pour les fièvres malignes et pour la peste. Valeriola s’en est servi dans les cataplasmes pour le charbon. Cesalpin l’ordonnait dans les maladies contagieuses; il conseillait les fleurs confites au vinaigre pour rétablir 1 appétit. Camérasius assure que les semences sont un bon contre-poison.
Le jus de souci mêlé avec un peu de vin et de vinaigre tiède, est souverain pour apaiser les grandes douleurs de tête et de dents.
Quelques médecins préfèrent le souci des champs à celui des jardins.
préparations, doses.
Infusion ou décoction (plante fraîche), 15 à 32 çr par litre d’eau pour tisane. ® *
Décoction, 30 à 60 grammes par litre d’eau pour lotions et fomentations.