‹ La Saponine Du GaïacChapitre 17 sur 19 · LEO · texte numérisé non relu

LEO

La dose est de 5 cc. soit 5o mgr. de saponine à

pousser très lentement ;

30 Solution alcoolique pour la voie digestive, la saponine traversant facilement la muqueuse gastrique. La solution est de 4 % dans l'alcool : la dose journalière est de LX gouttes soit 4o mgr.

Pour chacune de ces trois formes nous avons

choisi deux observations.

Marie- Louise É ., >7 anS, se présente : au dispensaire le 30 novembre 1935, pour des phénomènes douloureux des membres inférieurs, donnant l'impression de douleurs en éclair, malgré que le B.-W. fut négatif et les réflexes patellaires. et achilléens normaux : il existe un peu de myosis et des réflexes pupillaires un peu paresseux, l’urée sanguine est à 0 gr. 30. |

La malade a été mariée deux fois, son premier mari décédé à 50 ans « spécifique » aurait dit le médecin des morts (sic). Son deuxième mari aurait eu de l'iritis et fut traité au cyanure par le Professeur Terrien.

Devant ces soupçons et à tout hasard, il est établi un traitement spécifique ; le Bivatol essayé tout d’abord, détermine dès la 1"° piqûre un état de grippal qui se reproduit à la 2 et à la 3° obligeant à l’abandon. La malade est mise au Sulfar, 12 injections de 0,06 à 0,42 totalisant 4 gr. 50: les douleurs persistent et brchné un type plus nettement articulaire : la malade à la Ne difficile.

Dans un but antisyphilitique elle est mise aux injections

intramusculaires de la solution huileuse de saponine à 2% à la date du 16 mai 1956. Dés la première ag qe

SENS répartie en 12 injections totalise 50 cc. soit 0 gr. 10 de saponine, la malade a retrouvé l’usage de ses membres. Une deuxième série de 55 cc. nous amène au 11 novembre 1936 et la malade déclare en fin de série que ses jambes sont « divines » comparées à ce qu'elles étaient.

À partir de ce moment, la malade ne revient que lorsqu'elle sent ses douleurs réapparaître et constate que ses douleurs cessent dès le début du traitement. Elle fut ainsi suivie jusqu'au 5 juillet 1939 : à cette date le B.-W. était toujours négatif et l’urée à 0,38.

M... Frieda, 55 ans, consulte le 4 novembre 1933 pour

ulcères de la jambe circinés faisant penser à une syphilis

tertiaire ; malgré un B.-W. négatif elle est mise au traitement bismuthique.

Dans ses antécédents on trouve, un enfant décédé à 27 mois, deux enfants bien portants, pas de fausse couche, aucun anampnestique de syphilis ; mari décédé d’une congestion cérébrale. Elle est traitée aufbismuth jusqu'en juillet 1935 et renonce au traitement qui ne lui apportait

aucun soulagement pour son ulcère, ét. n'empêche pas

p apparition de douleurs rhumatoïdes très vives au genou

et aux-hanches. Elle revient au dispensaire le 1° février 1936 avec une ulcération plus large et pereluse de rhuma-

tismes.

Elle est mise à la solution huileuse de saponine de

Gaïac la première série de 65 cc. amène la diminution

ne de l’ulcère de jambe et des rhumatismes, La deuxième série de 50 cc. cicatrise complétement

à l'ulcère et fait disparaître complètement les douleurs ; la

malade’ déclare « courir comme une fille de vingt ans »:

LE Op Elle abandonne tout traitement du 12 septembre 1936 au 95 avril 1937. À ce moment, réapparition d’une douleur tibio-tarsienne gauche avec léger æœdème périmalléo- Jaire. On lui fait un traitement « accéléré » de 14 injections échelonnées de 4 à 10 cc. par séance et totalisant 115 cc. Disparition de la douleur et de la périarthrite.

Georges T... 55 ans. Traité pour une syphilis ancienne avec un Wassermann alternant présente des phénomènes arthralgiques surtout localisés au genou gauche sans hydarthrose : il reçoit dans le but de négativer le Wassermann (ce qui ne fut pas obtenu) des injections intraveineuses bihebdomadaires de 5 cc. de la solution de saponine à 1 % après 10 injections, repos d'un mois, puis nouvelle série semblable : le chiffre total de saponine injecté fut donc de 1 gr. On obtint la sédation complète du phénomène douloureux. À noter accessoirement, un amaigrissement notable avec amélioration, de l’état gé-

néral de ce malade obèse,

OBsERVATION N°4.

Eléonore B... 32 ans, traitée autrefois pour gomme frontale par traitements antispécifiques classiques conservant un Wassermann positif est mise à la saponine de Gaïac intraveineuse. La réduction du Wassermann est obtenue dès la fin de la deuxième série de 10 injections de-5:èc.'et s’est maintenue depuis. |

La malade abandonna son traitement un an pour des phénomènes douloureux hépatiques, apparaissant par poussées et sans réactiver le B.-W. Le traitement saponinéfut repris et dès le milieu de la 1r° série les phénomènes

PARA Hichasede

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