‹ La Saskatchewan: essai de monographie provinciale canadienneChapitre 15 sur 59 · TL · texte numérisé non relu

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sérieuses études -suT” rte Séein® sont d’abord nécessaires pour savoir si le projet pourra être fait économiquement ou non.

(2) Canada Year Book, 1911.

(3) Seventh annual report of the Department of agriculture of the province of Sas katchewan, 1911.

Les permis de construire poursuivent Ieur marche ascendante . En 1910 : $ 2.351.238.

En 1911 : $ 5.099,240.

En'‘1912 :$ 8.047.309.

Un bureau des terres de la Puissance est situé à Regina, de même qu'un burcau pour les titres des terres provinciales. La cité est le siège de la Cour suprême el des pouvoirs exécutifs. On a construit dernièrement le monument du Parlement dont le coût dépasse $ 1.500.000. Le siège du gouvernement est situé environ'un mille à l'ouest du centte de la cité; audelà se trouvent les casernes, siège du quartier général de la police royale du N.-0. La prospérité de Régina s'est accrue au fur et à mesure du développement — ——-de-la-province: sa grandeur actuelle en fait une des cités-reines de l'Ouest et l’avenir.ne peut que fortifier sa position comme centre manufacturier et

financier. ° .

Entre Regina el la frontière des Etats-Unis quelques accidents de terrain . viennent rompre la monotonie de la prairie. Deux petits cours d'eau, le crique Moose Jaw et Le crique Long coulent, l'un du sud-ést ap nord-ouest, l’autre du 1 nord-ouest au sud-est, parallèlement à la ligne du Saut. Plus loin les Dirt- Hils“auivent la même direction; tout le sud enfin est parsemé de lacs et d'é-

‘ lang$ dont le plus grand est le lac Vaseux.

Le crique Moose-Jaw prend sa source près de Yellow-Grass et coule dans la direction du nord-ouest, dans une région presque dépourvue d'arbres. Son chenal est très sinueux, mais nettement défini. Dans sa ‘partie supérieure, la

s vallée à peu d'étendue et ne représente qu'une simple dépression, mais «lle s'élargit graduellement vt sa profondeur augmente peu à peu. A Drinkwater

‘elle esb excavée d'environ 30 pieds. L'ahsence de bois ct l4 couche d'argile qui

. recouvre. la sufface du bassin tendent à accumuler rapidement l'eäu dans le chenal principal. Le criqüe est, par conséquent, sujet à de subites crues lors des fortes pluies ou au moment de Ja fonte des neiges au printemps, mais ces crues durent peu et le crique reprend: vite son état normal (1). °

* Le crique Moosc-Jaw approvisionne d'eau les villes et les villages situés 1e long dela ligne du Saut (?). ‘ ‘

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(@) Rapport concernant le jaugeage de certains çours Ævau, 1910.

(2) La limite du développement de la Saskatchewan dépel en grafide partie de l’ap- provisionnement d'£au et eela, non-seulement en ce qui concerne son emploi poùr les fins dôürrigation, mais peut-être davantage à cause de l’approvisionnement pour les fins domestiques. Aucune ville ne peut se développer au-delà de la mesure dans laquelle

? ‘elle fournit l’eau à sa population .et le développement d'un‘grand nombre de villes ne

peut se continuer que moyennant une surveillance attentive et une administration éco-

- .nomique de l’approvisionnement d’eau. On en voit une preuve dans la vallée du ,ruis-

seau de' la: Machoire d'Ornal (crique Moose-Jaw) où une étude spéciale du bassin

d'écoulement et de l’approvisionnement d’eau possible se poursuit maintenant. Ce ruis-

, seau coule parallèlement à la ligne du Saut, chemin de fer Pacifique Canadien, et passe

à travers la ville de’ Moose-Jaw. Cette ville, comme les villes et viilages situés le long

de la liruë du Saut, doit recourir à ce ruisseau et à ses affluents pour son approvision-

nement principal: Plus on l’utilisera complètement et plus le district se développera. (Rapport du surintendant de la sylviculture et de l'irrigation, 1910).

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Le sol de la partie sud du district est généralement composé de marnè sablonneuse reposant sur un sous-sol sablonneux, avec du gravier en certains endroits. La’surfnce est onduleuse, les collines v atteignent parfois 100 pieds da hauteur. Le foin est ahondant dans les marais qui avoisinent les-bas-fonds et les prairies couvrent de grandessurfaces. Près de Yeollowgruss le terrain est formé d'une marne noire excessivement riche. Au sud des criques Moose-Jaw et Long les cours d'eau font défaut: le climat est très sec, il n'y à pas de gelées

d'été; l'hiver, assez rigoureux, permet toutefois aux animaux de rester de-'

hors, la neige tombant en moins grande quantité que plus loin dans l'ouest.

Le lac Vaseux, non loin du 60° parallèle, a des caux légèrement alcalines; plusieurs criques, venant des collines environnantes, y descendent, hordésa

——quelquefois-de maigres buissons. Le foin est rare aux alentours. Le lerrain

environnant, passablement accidenté et couvert de paturages, convient parfaitement à l'élevage.

‘ CHAPITRE IX Saltcoats

Superficie : 2.687.695 acres, C'est le plus petit district de la province.

Limiles : Au sud, la Qu'Appelle (district de Qu'Appelle); à l'est, la limite du Manitoba; au nord, 25° township {Mackensie et Humboldt); à l'ouest, 17 rang à l'ouest du 2° méridien (Regina). 4

Population : 28.69% habitants en 1911 (6,83 par mille carré); district le moins peuplé de la province. En 1901, 9.479 habitants. La population rurale est quatre tois plus nombreuse que la popülation urbaine,

Villes : Lemberg, Melville, Salcoats; villages : Abernethy, Atwater, Balcagres, Birmingham, Bredenbury, Churchbridge, Cupar, Dubue, Dysnrt, Estheïazy Fenwood, Goodeve, Grayson, Killaly, Langenburg, Lipton, Neudorf, Spynil Stockolm. Tantallon, Waldron.

Ce district, comme l'indique }' importance de sa population rurale et le nombre de ses villages, est exclusivement agricole.

Dans l'ouest le sol est généralement composé de glaise noire et argileuse de

bonne qualité, qui donnera d'excellentes récoltes quand la contrée sera bien colonisée. De bons pâturages se rencontrent partout; la surface est onduleusc et offre de nombreuses fondrières, le plus souvent bordées de buissons, de peupliers et de saules; presque pas de criques; l’eau de surface étant loca!isée dans les marais les plus profonds, l’eau est facilement obtenue en creusant des puits de quelques pieds. Il y a des canards et des noules de prairie dans la région, mais pas en grande quantité.

Dans :les environs de Melville, au nord, et non loin de Goodeve, s'étend la prairie onduleuse, avec quelques peupliers. Le sol, composé d'argile sur soussol sablonneux, donne de belles récoltes d'avoine et convient à toutes les cultures. L'eau de surface contient souvent des traces d’alcali. Beaucoup de homesteads sont déjà pris par les colons.

Aux abords immédiats de Melville le sol est de seconde classe, des fondrières sont partout, le bois de chauffage fait défaut. Une grande étendue de terrain est en culture.

Melville, sur le G. T. P., à 287 milles à l'ouest de Winnipeg, avait 1.816 ha.

bitants en 1911 ct élait la ville la plus peuplée du district, Elle fut fondée En en 1907 et se développe très rapidement.

Dans le sud-est de Melville se trouve un bon district agricole avec un sol de première classe composé de marne noire avec sous-sol d'argile. La surface est onduleuse et agrémentée de quelques bouquets de peupliers; quelques sections sont pierreuses mais peuvent être facilement nettoyées. La région a été particulièrement peuplée par des Gallois; on y a entrepris Ià construction d2 routes et diverses autres améliorations. .

Dans le nord-est du district c'est toujours la marne noire avec sous-sol compact d'argile bieuâtro, du moins aux environs des marais. D'une manière

————"-—— générale le terrain convient parfaitement à la culture des céréales. La surface est:très peu ondulée et comprend de petites étendues de prairies encloses dans des espaces boisés fort étendus ou de grandes prairies avec de petits massifs d'arbres. Le foin croît en assez grande quantité dans les fondrières. L'eau que l'on trouve est douce. Le climat est agréable et offre peu de gelées d'été. . ;

Près de cette région se trouve Saltcoats, au bord du lac du même nom, sur un embranchement du C. P. R., à 17 milles de Yorkton. La ville avait 432 habitants au dernier recensement, mais la population s’est bien accrue depuis. En 1911 on comptait 3 églises, une école, 3 élévateurs, un moulin à farine, 3 chantiers à bois et 2 banques. | .

Le blé et l'avoine sont surtout cultivés dans la partie avoisinant la Qu'Appelle (1), l'orge un peu partout.

Le district est parcouru par quelques pelits criques allant presque tous se déverser dans la Qu’Appelle et se dirigeant, par conséquent, vers le sud; d'au-

D tres, souvent desséchés en été, vont se perdre dans quelques lacs ou étangs.

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