EDUCATION
Le système d'enseignement dans la province est de nature à satisfaire la population et le français y jouit d'avantages marqués.
Quoique la province soit anglaise officiellement, la population est très variée, La loi scolaire prévoit à l'enseignement de l'anglais permettant une heure par jour d'enseignement du français. Cette condition est applicable à toutes les écoles publiques où il est loisible également d'enseigner le cathéchisme pendant la dernière demie heure de classe, quand les catholiques sont en majorité.
Dans les districts où ils sont en minorité, mais suffisamment nombreux pour le justifier, les catholiques ont la faculté de se former en district d'écoles séparées, telles écoles sont aussi sous le contrôle du Département de l'Instruction Publique et sujettes aux mêmes règlements que les écoles publiques. La différence n'existe que dans le paiement des taxes chez les catholiques du district scolaire, qui sont applicables au support de l'école séparée seulement.
Dans cette province nous avons toujours eu cependant beaucoup de difficulté à trouver des professeurs bilingues pouvant enseigner le français et en même temps satisfaire aux exigences du Département de l'Instruction Publique relativement à l'anglais, qui est la seule langue qu'il désire contrôler.
Le besoin de personnes compétentes et qualifiées selon les exigences du Département est bien grand. En conséquence, une organisation nommée l'Association Interprovinciale, absolument indépendante et non contrôlée par le Département d'Education a été formée il y a quelques mois, afin de chercher et d'encourager des instituteurs et institutrices de l'est, dans le but de les faire qualifier et accepter par le Département. Cette organisation qui est purement française et catholique a ses bureaux à Regina et sollicite l'approbation et l'encouragement financier de tous les franco-canadiens de la province.
Sur le rapport de l'éducation, nous jouissons de très précieux avantages comme élément français et nous pouvons ajouter que d'une manière générale la province n'a pas à se plaindre des efforts qui sont faits pour propager et améliorer l'instruction. Les résultats atteints sont déjà considérables et le gouvernement s'occupe sans trêve de cette importante question.