‹ La Saskatchewan: le pays des blés d'orChapitre 13 sur 29 · SG · texte numérisé non relu

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nous est fermé-par-le-bill-Fordrieÿ et Europe |

est trop pauvre pour en acheter. Noûs”' somimes dans l’impossibilité de le vendre à un prix-con- * venable’et il faut se résigner à le: vendre au-: dessous du prix que ça coûte pour le produire. .

- Nous sommes un;peu dans le cas de cet hom-

me > qui, assis sur un tas d'or dans une île déserte,

,ï ‘aurait rien: à manger. - | ri.

Nous avoñs à manger assurémerit mais ‘nous

ne pouvons pas rencontrer toutes nos obligations. |

- malgré 1e fait que nous- avons un à surplus de blé:

-… et de bétail." . ”: -

Cétteerise qui affecte l'écénomie “di monde entier affecte non “seulement RES fflasse. agricole, . mais-toutes lés classés: sans, Aus bénéfices pour: elles. ‘Ainsi nous vendons le blé 60 .où 80 sous

le boisseau et cependant vous" payez, le” pair très.

cher !

346 Bour des neufs mois “terminés : en juin. * 1922; ‘rios

exportations dé produits ‘agricoles aux Etats-Unis s'éle- 7

-. . vaient à $422,200,038.00 ;- pour la période correspondanté." ierminée en “juin *1923, Ces” exportations, s’élevaient . à-.

"7 638,593 3,180-00 eulement. {Voir Bulletin . des’ Renseigne- |

| ments <ommer faux, Ottawa, 21 juillet, 1923,° pp..42 et +43).

Nous vendons | es” animäux 3 4 sous e” livre

. et vous. payez'la viande très cher!" . Nous vendons la laine 512. sous. la livre et

VOUS” payez les” habits en laïné très’ cher! CU, Nous vendons”une peau ‘dé’ vache’ 50 sous et .

- vous payez les” chaussures très cher! Dogue

. Nous vendons. le beurre de ‘beurrerie 25 sous

la livre et vous le payez relativement. très cher!” |

“Il en est. de- même des œufs, . des- légumes et de . tous les produits - -de la. ferme.

. To ee Te 7 à © L'ouvrier ou habitant des villes ceperidant rie bénéficie: pas. de cé ‘que ces mêmes prodéits s se vendent. éu-essous “du. prix normal. Lee ce

Vous paÿez “très. cher. pour vous loger, parce ' que. le bois, le fer, le ciment, las matière première . | ‘en .un -mot,. coûte trés cher; cependant, les. sa- -" ‘lires n’ont. -&uère augmenté que. de 50%, excepté -. peut-être es salaires payés:par les cultivateurs. de... ‘l'Ouest à une main d'œuvre d’ occasion. qu'il fait venir. de l'Est, tous lés ans;-et & d'il paye en raison. CRD de la distant que “l'ouvrier agrico e doit parcourir. US

Ru voulez-vous que : Je. cultivateur: de

uést.ne.se plaigné pas? . LU EU “Je:dois dire « de suite cependañt. que. fe cuitivas i

teur” câriadien-français" résisté" mieux "à. la crise."

que ‘la plupart, des cultivateurs de - nationalité autre, parce qu'il a “généralèment ui “grand. nombre

Shohues

24 te

d'enfants et qu’il n’a pas ou peu de main-d'œuvre étrangère à payer. Le cultivateur a lieu de se plaindre et il ne résistera qu’en autant que l'équi-

libre sera rétabli entréde coût de la production |

et la vente des denrées: L'équilibre est rompu pré-

sentement mais il se rétablira. La crise passera,

‘car le cultivateur est nécessaire à la vie économique de l'humanité. Il faut .que “tout” “s'ajuste tôt ou tard... La crise — comme toûtes: les crises — est passagère; mais, © est péridant. qu'elle:

. ‘düre qu'il faut: acheter où louer des terres. Vous ne ferez pas autant d’argent, peut-être, mais vous

vous établirez à meilleur compte. J'imagine qu’un .

homme peut. s’installer.sur la terre aujourd'hui

L 50% meilleur marché qu’en temps érdinaire, c'est- ‘à-dire qu'en temps normal. Quand bien. même. - vous ne feriez-pas d'argent pendant ces. années de dépression — et d’ailleurs quel’ ‘est celui. qui

fait de l'argent en ‘ces temps-ci? — la crise passée, -Vous retrouverez l'abondance des. bonnes années,

vous vous serez établis à bon compte, "vous : serez.

. prêts à inarcher, prêts à produire. Même; actuellement, un cultivateur fait: pousser chez nous, dans tout lé district, en uné $eule année, le, prix

de-sa terre. Ainsi, je puis. vous en désigner, une : qui coûte $20.00 l’âcre. Eh bien! l'an dernier, : elle a rapporté, 27. boisseaux, e.blé ‘par âcre. .: . Vendu à raison de 80 sou: e boisseati; (ce qui

est trop peu}, ce blé a défné $21.6 60 Fâére °

e. LA + 2. E Lei oc ee Notez que les conditions de paiement sur ces.

terres sont extrêmement faciles et que le mon-

tant à payer comptant est.minime,. souvent . paya- -.

ble avec la moitié de la' récolte. cn

Ce qui- coûte cher: c rest la main. d'œuvre: agri- | ” cole. Comme; je.le disais touit.à heure, les Cana-. re diens-français - résistent mieux, parce qu'ils ont .de nombreux. ‘eñfants ‘et peu. dé: main ‘d'œuvre: : .[ : “extérieure” à payer: te. ects

! D'éilleurs,. remarquez - bien | que ‘dans fOtiest. on se plaint surtout de ne pas’ faire, “assez ‘d’e ar- ‘ sent et non pes. :de ne pouvoir Y vivre." DT OA.

Chaque : anriéé, à t'époque des mbissons, vers lé 8 août, dés’ excursions de moissonneurs. s’orga= e . Alisent- pour les trois provinces’ de VOuést: Ca.” coûte $15.00 potir'aller. de Montréal à Winnipeg et un derni-sou' par ‘mille: ‘pour aller à: l’ouest de Dos Winnipeg. ‘Un homme peut se faire un deux cents dollars dans son.aufomne, s’il est ménager. Tout . ’ en ‘gägnant” dé l'argent.’ il a atra eu. l'occasion dé SFA tudier. Je pays. L

+ ? +3 s Ayec du travail, un. ‘peu de plomb dans la. tête, “un bônné conduite, de la. prudence et. de li persé- * vérance tout hommé. réussit. : Le Las

Zn

Je: Je: répète, c'est pendant | la crise, lors que IE s'Tert ia,

es terres ne sont pas” chêéres” qu'il” faut ‘s'établir.

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LE: aussi. réhéchir - ‘sérieusement ét” ‘se.

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2 le TA:

deniander, si après. tout, l'âgriculture n'est: pas

le plus sùr refuge dans»les tempêtés ‘de ja vie - économique et même la vie la plus digne. d'être - vécue aû à point de. vue du bonheur. . 7

ee

qui, guette le sans-travail — — le. chômage forcé — la grève, en face des malaises. qui à intervalles OT ériodiques, ébranleñt tout le corps’ social,.on se - . ‘demande si; après tout, le bonheur où! la plus D. grande somme de bonheur n'est pas dans | la vie. 7. saine et- réconfortante de egagricilteur > si li meil- ‘7 Jeure des philosophies n'est pas dans la jéuissance . paisible, si médiocre soit-elle, de-la vie des champs. au amilieut des joies pures ét ‘tranquilles. de ke. vie

familiale. Fe le ed !.

N'avez-vous - jamais jeté les. yeux sur. cé. ta-. oo bleau qui représente le fils quittant 14 miaison : oo paternelle pour : s’en, aller vers la ville où à l’étran- Ce ger? Fr Te EE RE , Tous les animaux. de la: ferme, pressentant Ja. - tristesse d'un départ, s ’approchent du j jeune hom-!. me,.comme pour en recevoir une. dernière caresse : depiris le cheval, avec’ lequel il a. travañllé tant de ‘fois, jusqu'au chien qui l'a accompagné" sou- ‘ | vent dans les champs. La-mère est. lès’ ‘essuyant | urtivement: Jes Jeux, pour ne’ pas lasser croire

“qu ‘elle est prête : à- pleurer; Je père serre la main du. fils qui s’en -va... ‘ah!’ oui, c’est triste, c’est . .pire qu'un départ, . c'est plus triste qu'un départ ordinaire, parce que { c'est un adieu, È 7 j - Le ” Oti, adiéu, pauvre déracinél n US

DUC à. B- Herr sol, adieù à HiMÈME, = parce que; “bientôt, tu ne seras plus toi! Lee CL

Combien souvent. lorsque, enfermé dans la fan CS l'hrique., Ja manufacture, la boutique ou bien en- , core, errant, sâns travail par les rues de la ville, . : avec ‘dans l'âme ‘la nostalgie de” Ja terre, de la . terre des aïeux, rie ’reverras-tu; pas,’ comme en * * .un. rêve, les scènes’ familières de ton enfance; de ces scènes: qu ’ont conteinplées tes 2 aïeux, depuis -° le ‘jour où passés sous lé joug étragner, ils ont . cherché le-salut'däns le sol, le Sol franc et sans dol : : .*. ‘du Canada, la terre où- ils dorment . maintenant: leur- dernier sommeil. Oui; le dérnier asile de Ja ° n raceÿque elle-meurt ou: que elle vive, “dans: des: deux :: : sens dé la -vie ou de la.mort,!" —’sa suprême force — est, comme autrefois. comme aux jours. : d'après 1760, dans. la. Herr, dans Le bonne terre... çanaüienne: 1 Loc

“ “ar Déut hoiita: reste: du- pays: où: il a rs '3es -morts, surtout :: lorsque cet: analg me d'une race et. d'une terre a “duré. pendant, des siècles .! Paul Bourget.) oo :

*. DEUXIEME PARTIE Le COLONISATION DE L'OUEST.

La conclusion de ces ques idées sur la province agricole de la Saskatchewan est, ce me sem-. ble, la nécessité de solidifier la-position. des

——— Canadiens-français dans tout” te Canada, : mais — - surtout dans les endroits où -elle est la plus menacée. # -

PS C’est d'une importance capitale, si nous vou- :

/__. lons réparer dans l’avenir, le mal que nous a-fait—

- l'émigration d’au delà de deux millions des nôtres aux Etats-Unis. -

‘ Un des points les plus menacés est l'Ouest du Canada, c’est pourquoi si, pour une raison ou pour une autre, un Canadien ne fait pas son affaire dans la province de Québec, où nous devons nous efforcer de le garder, alors, et alors. seulement, dirigeons-le vers l'Ouest. Au moins de

‘. cette façon, ce Canadien ne sera pas perdu pôur la race. .

. Beaucoup d'esprits, bien pensants, prétendent que la colonisation de l'Ouest par les Canadiens est de première importance au point dé vue pol tique, national et religieux. .

Important au point de vue poignée." F

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