NE 85 ‘1112 CONCLUSION
Avant dè ‘terminer cette conférence qui, à cer-
. tains égards; ‘aurait pu être plus complèté, — car. en somme jé n'ai parlé que de la Saskatchewan
—et-non-pas- de-tout-lOuest,-— je tiens-à-dire- gée-——
: les conditions. de-la-vie sont nécessairement différentes. dans les districts éloignés. C’est absolument comme dans L'Est. Pour nous, l'Est, c’est | Québér, Oûtario et. les provinces maritimes ; évidemment. dans ces provinces les conditions
. varient. CE: -qui-est vrai pour une partie peut ne.
pas Têtre” pour uné autre. 7.
: Cértes; la’ grande ressource de la province est - l'agriculture, -mais avec l'augmentation de la population - férmièré est venué l’'augmentation- des’ affaires. “Notre “peuple à‘ assurément, dans. son”
ensemble, la ‘vocation - d’agriculteur ; sa destinée - se. Dee
| n'est. ‘pas - de-passèr sa ‘vie: dans les filatures des” : Etats:Unisi® : - cependant, “individuellement, tous.
ne sont päs- appelés à faire dès agriculteurs. Come.
me nos: Canadiens colonisent par groupes, ils äp-,
| portent, -avec.eux,.ou du moins veulent avoir avec.
eux, deurs hommes de profession libérale, et leurs.
‘hommes: ‘de métier. L'organisme pardissial com- ‘
aturallement- les-u -uñs et les: autres. S'il &
Sert à me uns arrete
n'est: pas: ‘une. nétessité. aimable ;: et té servage m et corporel “auquel “ellé .astreint : l’homme et la femme dans”. gique: problème des temps’
la ‘société ‘actuelle, : est : le trägi
‘doute. Piidustrie est. ‘ane. Récste, mais ee -
ton "Daudet, “Le Stupide à XIXe siècles" p.244. me
“besoin dérprêtres, d’instituteurs, de médecins, d’a- --
vocats, de dentistes,.de pharmaciens, d’opticiens. etc.,'il réquiert aussi.ses charpenhtiers et ses menuisiers, ses forgerons etses voituriers, ses barbiers et ses: coiffeurs,. ses restaurateurs, voire
même ses photographès, ses marchands de mac -
chines agricoles, de bois, de fer , ses épiciers. ‘ses marchands généraux, etc. LE
Le développernent du. pays éntier. ouvre ‘la voic
. à tous .ceux qui veulent s'engager däns le cem-
merce du grain, du charbon, commerce de gros. manufactures du pays- tels -qtie minoteries,” où moulins à farine,” ou les’ Mdustries concernant le:
’animaux, le commerce de la viande, maisons dc . salaisons."Tl semble bien que les positions de télc*
graphistes, de téléphonistes, d'employés : de” che-
mins de fer.et dans tous les. autres services-publics
sont également ouvertes aux Canadiens. Aütant
d’ emplois pour ceux qui-ont du courage, dé l'énergie, de la bonne conduite et qui ont à cœur
-d améliorer leur situation actuelle ‘tout en, augmentant le nombre de leurs: frères. de: L'OUEST
Notre Bureau ‘de Colonisation : #2 3° organisé
et organise encre des comités | paroissiauné dans”
24 Le Burea ‘de Colonisation du” (Gouvernement fédéral, 353 rue Craig ouest, Montréal; est- composé d'une vingtaine de missionnaires. colonisateurs représentant de- diocèses.
., Canadiens-français du Dominion. Mgr Joserh Hallé,-évèque -
de Pétrée en est le supérieur ecclésiastique. < st. MT “abbé J- . "
4 fDellette, Le Sirecteur. *
ont
Québec, Sn de S'efôrer” de ‘gardée 1 Cans-
diens: chéz €uX, dans 1 province de Québec, mais il veut. aussi. Æormer de ces comités aux. Etats- Unis pour rapatrier : ceux des’ nôtres qui l-Des sont malheureux, vivent au jour le jour et n’ont.
pas trouvé en-pays étranger les avantages qu'ils.“
en attendaient paur eux et pour leurs enfants. I] ‘est bon, je crois, que vous sachiez ces choses et
2 ermertnnrer mean nent <
que vous confiaissiez notre œuvre. C’est pourquoi,
je vous ‘parle de ces questions qui peuvent Yous intéresser, quand bien même ce ne serait qu Pindirectement. -
Les Cd Xe Etats-Unis né nous en, | voi. =
dront pas d’ailleûré“si nous essiyons-de les ramener, ou: du moins quelques uns -d'entre ‘eux, au Canada, ‘rapairiés choisis parmi. nos frères, nos parents, nos amis, pour qu'ils. améliorent leur:
sort, ‘nous aident à grossir nos rangs et obtien- -
rent la part d'influence qu’en pays dédiocratique donne-fe nombre: Peut-on’ blämer un-pèré de fa-
mille qui s'efforce de- garder ses énifarits auprès de .
lui ou s’ingénie à les ramener s'ils ont été, forcés de quitter’ le toit paternel? . D'un autre côté, ‘les Canadiens de la provincè de Québec.seront Îes derniers à nôus blâmer si nous leur demandons le’ trop plein ‘de leurs paroisses et-si-nons-les 1 in. vitons: à diriger' leurs : fils :et' leurs’ amis vers. l'Oüest canadien, “plutôt que de les voir: aller aux. Etats-Unis... D'autre pat combien de pères ‘de.
J mines de RU IF st CS
Fe famille © änxieux: : de à voir leurs enfants s rétablir, se. voient. dans. l'impossibilité - de:le: faire; parce : que les vieilles terres de la province . de Quétiec coûtent trop cher ou que les enfants ne sont:pas - ‘: des bücherons pôur- aller. ‘prendre des terrts - en bois debout. LT
OR
Les terres. des, vieilles parcisses valent en moyenne $100,00 l’arpent; tandis que‘dans la Saskat- chewan, elles- välent actuellement-une-moyÿenne —"
de $22.00 l’arpent. Et ces terres sans engrais, : sans rigoles, rendent 25 minots de: blé. l’âcre. Dans une seule année- une terre de $20.00 l'âcre | pousée en grain le prix qu “elle coûte,
ue Nous voulons ‘des colons ‘ pour | l'Ouest -änadien; nous en avons un pressant besoin pour consolider nos ‘positions tout en ‘améliorant, le sort de ceux qui le veulent Sincèremenit #
Nous faisons appel aux Canadiens. des: Etats- |
… Unis. ‘Je vous prierai . dé nc: donner l'adresse . de vos: parents et amis qui auraient éxprimé le __- désir de revenir au. “pays et quand même ils-n’aû- Fe “raient- pas “exprimé ce. désir, nous nous ‘mettrons 7. "ef ‘communication avec eux: En même temps, - rous-faisons un appel pressant aux Canädiens de
: Ja province de Québec, à ceux “seulerhent qui sont, ans les conditions mentionnées plus haut. Encore - 5 , une: “fois nous ne voulons pas affaiblir Îes centres
rurdde” “cela :soit. “dit pour. les” sourds; qui ne e
Van rien” ‘éñtendre et prétendrènt à tort-que ous oulons dépeupler Québec. : ©.” - - :.
Préveñons, fexodé: aux ma) gardons les |
nôtres an Canada, dans l'Est ou dans POüest,
! Ah! si tous nos Canadiens qui ont quitté. dl: province de Québéc, étaient restés au Canada.et si ine’partie seulement d’entre éux avaient pris : 7 “route de l'Ouest canadien au: lieu de prendre
la route d’un pays. étranger, le chemin ‘de l'exil. après toût. nous serions les maîtres chez nous, nous n’#ûrions jamais eu la question: des écoles
du Manitoba; nous mars jamais a la législation. mesquine de 1905; à l'égard de la langue . française, lors de l'organisation des. de ces de la Saskatchewan et. de l'Alberta.
le noinbre qui compte dans les pays démbcrati-. ques.: On s'est battu, il n’y a pas encôte long-; temps au. Nouvea-Brunswick au sujet du fran gais dans les écoles: MAujourd’hui il est ‘enseigné, : —librement,’ef le premier ministre étant un hom-
mé de Jängue française, il. css. à. préxoir. que le... français va. être enseigné- dans - une plus. large’: mesure et pourquoi? Parce © que le nombre de - : Canadiens et d’Acadiens, de langue française, exerçarit urie influence dans: le g6 érnement- des. affaires :de la province, : a considé menté. *- 5 Me: Ch
TS — 40 — 7 e
Aht. si les Canadiens des Etats-Unis qui sont là, sans raisons valables, et je-vous le dis éritore
2 ee unè fois pour vous détourrier : d'y aller, étaient
ici pour nous prêter main-forte dans les-.provinces arglaises du Canada.et même ici dans. la provinte de Québec où toutes les positions payantes sont entre les mains des Anglais, nos questions religieuses et nationales seraient vite réglées !
7 IP west jamais trop tard pour bien faire ct réparer les fautes du passé.
-TROÏSIEME PARTIE Paroisses -à coloniser ou "à fortifier dans | ‘Ja. Saskatchewan-Sud. | La vie paroissiale, chez. nos
pères, n'a pas seulement maintenu la wie religieuse; elle a recrée.la vie
TT TT nationale, elle à préparé le vie sociale. ET .. politique. (Henri Bouragsa.)
er
| ASSINIBOIA, SASK.
Cette petite ville est un point de jonction et-de division de trois lignes. du C. P. R., à soixante- . deux. milles de Moose-Jaw et quarante milles de’ Gravelbourg.. Chef-lieu d'un district jüdiciaire, elle possède un High School, une église.et un presbytère, un ‘curé résidant, trois banques, six : élévateurs à à grains., Ville moderné, eau; égouts, électricité, prix des terres: ‘de $25. à $40. l'âcre.
Pour tous autres. renseignements s'adresser : à. : Monsieur l'abbé Honoré Labrecque, ptre curé... -* Casier 36, Assiniboia, Sask.