‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 102 sur 259 · Tome 2«, Les Aérostats, pages 436- 4 iO · texte numérisé non relu

Tome 2«, Les Aérostats, pages 436- 4 iO

<' Malgré un vent violon I, A un oiol orageux, la machine s'éleva avec rapidité. Arrivés à la hauteur de 100 mètres, les voyageurs ôtèrent leurs chapeaux, pour saluer la multitude qui s'agitait au-dessous d'eux, partagée entre l'admiration et la crainte. L'aérostat continua de s'élever majestueusement, et bientôt il ne fut plus possible de distinguer les nouveaux Argonautes. On le vit longer rile des Cygnes, et filer audessus de la Seine, jusqu'à la barrière de la Conférence, où il traversa la rivière.

«... Le marquis d'Arlandes, trouvant que l'expérience était complète, et pensant qu'il était inutile d'aller plus loin dans un premier essai, cria à son compagnon : « Pie.d à terre! »

« Ils cessèrent le feu, la montgolfière s'abattit lentement, et se reposa sur la Butte aux cailles.

« Elle fut repliée, mise dans une voiture, et ramenée dans les ateliers du faubourg Saint-Antoine. Les voyageurs n'avaient ressenti durant le trajet aérien, aucune impression pénible ; ils étaient tout entiers à l'orgueil et à la joie de leur triomphe. Le marquis d'Arlandes monta aussitôt à cheval, et vint rejoindre ses amis au château de la Muette. On l'accueillit avec des fleurs de joie et d'ivresse ».

LE

T'ne salle basse da château de la Muette. — Grande porte, jfU fond, ouvrant sur les jardins. — Portes latérales. — Au premier plan, à droite, une montgolfière bleue.

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