‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 140 sur 259 · SCÈNE OUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE OUATRIÈME

ALMANZOR, bas, tirant Carsala par la manche.

C'est trop !

CARSALA, bas.

Allons donc ! c'est le crédule, le plus crédule du pays ! (Donnant à Honoré une liasse de papier*, qu'il tire de sa poche.)Voilà les assignats... et voilà le Moniteur lisez.

II lui donne un journal.

HONORÉ, parcourant le journal à demi-voix.

« Convention Nationale... Discours du citoyen « Foucher... » Ce n'est pas ça!... « Théâtre de la Nation... Les Victimes cloîtrées, du citoyen Monvel. » Ce n'est pas encore ça.

CARSALA, lui indiquant du doigt un passage sur le journal. Tenez, c'est ici.

HONORÉ

Ah! (lisant.) « Assignats!... Tout fait espérer que la « baisse des assignats sera de courte durée. Garanti « par les biens nationaux, le papier monnaie ne « peut que reprendre sa valeur, dès que la confiance t< reviendra » (Parlé.) Oui, mais si la confiance ne revient pas ?

CARSALA.

Ah! vous ne comprendrez jamais laspéculation!... Exposer dix milte livres, pour en gagner deux cent raille, ça ne vous tente pas ? Eh bien nen parlons plus; rendez-moi les assignats.

Il fait le geste de reprendre les assignats.

HONORÉ, réfléchissant.

Attendez!... je n'ai pas dit non.

28 LA ri'îpubliqul: des abeilles

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