‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 191 sur 259 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

CHRISTIANA, SIR EVANS; ils entrent, enlacés, par la droite. Christiana a un Louquet de pervenches à la main.

SIR EVANS

Oui, ma chère Fougère, je t'aime de toutes les forces (le mon âme. Je lis dans tes yeux un timide aveu, et l'union de nos deux cœurs ferait le bonheur de ma vie. En te regardant, en prononçant ton nom, en pressant tes mains dans les miennes, les sombres pensées qui attristaient mon âme, se dissipent, pour faire place aux douces impressions d'une réalité charmante... Ah! maintenant que je t'ai vue, je ne- veux plus mourir; je veux vivre, je veux vivre, pour t'aimer. . Ces pervenches cueillies par nos mains réunies, ne veux-tu pas me les donner? (Christiana fait un signe négatif.) Je t'en supplie accorde-moi ce bouquet! (Christian» élève le bouquet, de manière que sir Evans ne puisse l'atteindre.) Tu ne m'aimes donc pas ! (Elle fait un signe affini.atif.) Alors, Fougère, pourquoi me fuir? (Il la poursuit. Elle lui échappe et se dirige vers le tombeau.) Je t'aime, je t'adore... n'auras-tu pas pitié de moi?... Eh bien! cesfleursque tu refuses, je saurai les conquérir. (Il prend le bouquet des mains de Christiana. Elle disparait aussitôi dans le tombeau.) (Eperdu.) Fougère, ma Fougère bien-aimée! ... Elle a disparu! Ah! j'en mourrai de douleur !

11 tombe évanoui, là où Christiana a disparu.

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