SCÈNE ly
BRANCOLAR
Nouî5 serons mieux assis. .. Ji oSn un iiège à Théogène
qai s'a«$icd, et il s'assied près de lai.) Tu Saiiras donC. .
Non !... fais-moi des questions ; j'aime mieux ça.. . r.a m'aidera.
THÉOGÈXE
Eh bien ! voyons ! . . . Souflfres-tu du cour ? (Brancolar fait un sigue négatiQ du foie ? (mênie jeu) de l'estomac ? (même jeu» des entrailles ?
BRANGOLAR Non, mon ami, je ne souffre de rien du tout.
THÉOGÈNE
Est-ce la bile qui te tounnente ?
BRANGOLAR Non, rien ne me tourmente. (U loasse.)
THÉOGÈNE J'y suis; c'est une laryngite... Tu auras trop parlé.
BRANGOLAR Mais non ; je ne suis pas avocat.
THÉOGÈNE
Enfin, explique-toi ! (.aTec hnmeor.) Je n'ai pas appris à deviner.
BRANGOLAR
Eh ien, je vais parler !... Mon ami, j'ai cinquante
ans et pas de rhumatismes !... J'ai vingt mille livres de rentes et jjas de soucis... Je suis veuf et je n'ai pas eu... (Il porte la main à son front) de désagrément... Eh bien, avec tous ces bonheurs, je su's l'homme le plus malheureux de la terre. .. le plus malheureux !...
THÉOGÊNE, rapprochanl sa cliaise Je ne comprends pas.
BRANtiOLA-R, rapprochanl sa chaise
Tu vas comprendre... Au mois de juillet dernier, j'étais aux eaux de Luchon, et pour me donner quelques distractions, j'ollVis à une petite dame, qui prenait les eaux, un peu d'amour et quelques diamants... Malheureusement, un Monsieur qui donnait à la même petite dame beaucoup d'amour et pas de diamants, ne trouva pas la chose de son goût, et il me le dit... en termes très vifs... (il fait le geste de donner un soumet.) 11 fallut se battre.
THÉOGÈNE
Vous vous battîtes?