SCÈNE V
TIIÉOGÈNE, ALOÏS
ALOÏS
Ah ! te voilà, mon père ! Tu as vu M. Brancolar ?
^3 LE SAXtl DU TURCO
THÉOGÈNE, distrait
Je l'ai vu, oui, (Ecrivant.) Un bain avec du son et du tilleul.
ALOÏS
M. Brancolar est malade?
THÉOGÈNE
Au contraire, mon fils, il se porte trop bien... (à pa-t ) Ah ! le Turco veut donner des perles fines aux petites dames, et cueillir des cerises avec Blondinette. Eh bien ! il prendra du bouillon aux herbes !
ALOÏS Tu as dit à M. Brancolar que j'aimais sa nièce?
THÉOGÈNE, toujours distrait
Non!... Et du chiendent! Brancolar l'a on horreur, ça ne fait rien. (Ecrivant.) Chiendent.
ALOÏS
Tu n'as pas demandf'' pour moi la main de mademoiselle Eugénie ?
THÉOGÈNE
Avant de marier la nièce, mon fils, il faut songer à guérir l'oncle... La laitue est très calmante... ajoutons laitue. (Il écrit, toujours assis devant le guéridon.)
ALOÏS
Et moi qui espérais qu'on signerait le contrat ce soir !
THÉOGÈNE
Ce soir, c'est encore trop tôt. mon fils.