SCENE YI
ALOiS puis EUGÉNIE. (Elle entre par la droite; elle egt en toilette.)
âLOÏS, regardant sortir Théogène Et je pourrai épouser M"e Eugénie! quel bonheur!
EUGÉNIE, eiitranHà part) Monsieur Aloïs!
ALOÏS
Bonjour, Mademoiselle Eugénie, comme vous êtes belle!
EUGÉNIE
Vous trouvez cette robe plus jolie que ma robe de pensionnaire! Ah! moi àussH je l'aîme iDieiï mieux !
ALOÏS
Jusqu'ici je n'ai pu vous voir qu'au fond d'un sombre parloir, sous les yeux sévères de votre maîtresse de pension, qui dressait l'oreille et fronçait le sourcil H tout ce que je voulais dire. Pour la première fois je me trouve seul avec vous, Mademoiselle Eugénie; pour la première fois je peux vous contempler à mon aise... là, en plein jour! Quel bonheur!... Mais vous détournez la tête ?...
EWGKNIE C'est que vous ne regardez plus ma robe, M. Aloïs.
ALOÏS
Non, c'est vous que je regarde. Je ne vois que vous, Mademoiselle Eugénie ?
EUGÉNIE Eh bien ! et ma toilette ?
ALOÏS
Ah ! Mademoiselle, il est une toilette que je préférerais encore à celle-là.
EUGÉNIE
Et laquelle, M. Aloïs ?
ALOÏS
Celle de mariée, celle qui me permettra de vous appeler ma femme !