‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 35 sur 259 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DOROTHÉE, s'approchant de Louise assise devaiU la table

Comment, ma nièce, vous que j'ai élevée dans le culte des fleurs artificielles, 'vous vantez les fleurs naturelles? Vous faites, avec vos doigts, des fleurs impi^rissables, et vous vous parez de fleurs qui se flétrissent au moindre souffle.

LOUISE

Mes fleurs artiUcielles ne sont que les pâles reflets des fleurs vivantes. C'est en tâchant d'imiter les fleurs naturelles, que j'ai appris aies admirer et à les aimer. Je vous cède de grand cœur les copies, ma tante... laissez moi les modèles. •

SUZETTE * Eh ! Lien mam'zelle Louise, au lieu de faire manger ce houquet à not'chèvre, quand vous l'aurions copié, je vous prions de le garder, et d'en faire un autre pour moi. Je le mettrionsù mon corsage, le dimanche. (ADoiothée.) Vous n'avions plus rien à me commander, mam'zelle Barneville ?

DOROTHÉE

Non . . muis ne m'appelle donc pas mademoiselle Barnevi le!.. .

SUZETTE

C'étiont pourtant vot'nom, puisque vous étions la siHur de M. Thomas Barneville, l'intendant du jardin.

DOROTHÉE

Oui, mais un nom de famille, ça ^-ieillit... tandis

" r>r>iv.thi'o. Siizftti'. Louise.

qu'un nom de baptême... Enfin, appelle-moi, je te prio, Mlle Dorothée.

C'étiont facile. (A part.) Mais ça ne lui enlèveront pas une année. (Haut.) Là-dessus, je vas donner de l'herbe à mes moutons- (Chantant.)

Elle est blonde Sans seconde Elle a la taille à la main (Elle sort par la gauche).

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