SCÈNE III
propose de faire auj'Hu'iriiui... iJeiix. minutes de repos ne sont pas de trop, je -^us assure... surtout en si bonne et si ainiahle compagnie... A votre santé. Mme Ellswortli ... à la vôtre, M. Samuel Morse I
(Ils boivent.) Mine ELI.SWÛUTH
Vous dites que le Sénat a pour aujourd'hui une séance très chargée? Et M. Samuel Morse qui espérait que le Inll qui lo concerne, serait voté aujourd'hui, avant la clôture de la session !
MAC LE.\D
Aujourd'hui ? Vous voulez rire ! Regardez la masse de rappoi'ts et de projets de loi que je vais porter sur le bureau du président, (il montre le.» papiers qu'il a déposés sur u table.) 11 y a. pour cette séance de clôture, diiuze rapjiorts à lire, et douze liills à voter, à la suite de ces rapports. C'est donc folie do croire que la loi qui intéresse M. Samuel Morse, sera votée aujourd'hui. C'est iin malheur pour vous, M. Morse, et je vous assure que je le regrette autant c[ue vos amis... Mais, permettez que je vous quitte, belle dame ! (H baise la main de M"'- Eiiswortii.) Je vais OÙ le devoir m'appell • ! lU reprend ses papiers, et sort par la gauche.)
(On entend à la cantonade : « Mistress Ellswortll ! mistreSS
Ellsworth I «
JENNY, allant àlafenêtre, et regardant Ma mère, c'est une lettre !
Miie ELLSWORTII
C'est bien !... Je vais où le facteur m'appelle.
(Elle sort.'
20 MISS TÉLÉORAPH
SAMUEL MORSE, JENNY
SAMUEL MORSE
Vous l'avez enteadu, mademoiselle. Il y a, pour cette séance de clôture, douze rapports à lire et douze bills à voter. Il est donc impossible que la loi qui me concerne soit présentée... Ainsi, plus d'espoir; je n'ai plus qu'à partir... Recevez mes adieux !
JENNY
El où allez- vous, M. Morse ?
Samuel morse
Je vais rejoindre ma vieille mère, dans notre pauvre village de Dixbury. Je vais rentrer dans notre petite maison des champs, au bord de la Delavarre. Je i"e prendrai mes pinceaux. La science ne veut pas de moi, mais il me reste la nature. Avec mon ancien métier de peintre, nous vivrons, ma mère el moi, et je tâcherai d'oublier les tristesses et les déceptions de ma vie.
J£NNY, loiubant sur une cbaiie
Ah I votre départ me brise le cœur !
SA.MUBL morse, se mettant à genoux prés d'elle
Et moi, chère Jenny, croyez-vous que je résisterai longtemps au chagrin de vous avoir perdue ? La vie ne me sera plus qu'un insupportable fardeau, puisque