‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 9 sur 259 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SGOULL

Et ce printemps, vous souvenez-vous de ce coup de foudre qui est tombé sur l'Hôtel-de-ville, brûlant les registres de l'Etat civil, asphyxiant les employés, portant avec lui l'épouvante et la mort ?... Depuis lors, je ne puis entendre gronder le tonnerre sans trembler.

READ

Eh bien ! mon pauvre Nicolas Scoull, vous tremblerez jusqu'à votre dernier jour : car jamais oP^ n'empêchera la foudre de tomber là où il lui plaira.

GOLEMAN

Pardon, M. Read, j'espère que Franklin trouvera le moyen de faire tomber la foudre là où il le voudra.

READ

Franklin ne pourra pas faire l'impossible, M. Coleman.

GOLEMAN

Il n'est rien d'impossible à la science, M. Read. Il y a déjà longtemps que Franklin considère la foudre comme un phénomène électrique, et il espère en conjurer les effets. Il a remarqué que la foudre frappe, de préférence, les objets élevés et terminés en pointe, comme sont h s flèches des clochers, ou les mâts des navires. . . C'est sans doute pour cela qu'en partant pour l'Europe, il nous a laissé un certain nombre de tiges de cuivre pointues, dont je ne comprends pas bien l'usage, mais qu'il m'a recommandé de conserver avec soin, jusqu'à son retour. Ces barres doivent être ici, (Il se lève et regarde autour de lui.) Mais je ne les vois pas... Mistress Godfreylesaura, sans doute,

mises en sûreté (Appelant) Mistress Godfrey, Mistress Godfrey !...

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