La science au théâtre, comédies
Après avoir réussi il y a vingt ans, h vulgariser la science par le livre, j'essaye anjourd'iiui de la populariser par le théâtre.
On n'a jamais suffisamment compris l'inlluence que le théalre pourrait exercer sur les mœurs publiques. L'écrivain dramatique dispose, chaque soir, pendant plusieurs heures, de l'attention des foules. Peut on désirer un moyen plus puissant pour agrandir Tintelligence, pour répandre le savoir? Cependant, dans aucun pays, ni les gouvernements, ni les municipalités, ni les académies, ni les phi lanthropes. ni tes amis du progrès, n'ont songé .à faire agir ce puissant IcAier dans un
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but (l'instrucMon et de mornlito. C/est d'un œil iiidiilerciit que l'on voit, on l^anco, le lliealre, déviaiil de la voie lilléraiic» qui iil auliofois sa gloire, ne s'occuper que de parler aux veux, ne s'attacher ([u'au luxe de la mise en scène, ne s'appliquer qu'à chercher, pour le spectateur, toutes sortes d'excitations sensuelles. On ne s'inquiète pas davantage de voii\ chez toutes les nations de l'ivurope. les masses populaires s'engouflrer dans les cafés-concerts, pour s y enivrer d'alcools et de tabac, pour s'y repaître de platitudes et d'obscénités.
.lai toujours pensé que le Ihéfdre pourrait contribuer à moraliser le perq)le, en mettant sous ses yeux les grands enseignements qui résultent de la vie et des actions des savants illustres, et en l'initiant, sous le couvert d'une action dramatique, aux grandes vérités scienlifiques»
La science a, de nos jours, transformé le monde. Se mêlant de plus en plus à noire exislence. elle a lai' reuKMit accru le bien-être des indiAidus. Ell(^ n facilité les rapports des peuples entre eux. cl |)rodigieusement nudtiplié les A oies de Iransport et de communication. Elle a ré\()hUionné la production industrielle, changé l'esprit et les bases du
commerce, et modifié Tart de la guerre, dans ses diverses parties. La littérature et la ptiilosopliie commencent à ressentir son influence. et ne peuvent plus négliger, ni ses principes, ni ses découvertes. Pénétrant partout, la science doit forcément s'introduire au théiltre. et elle y fera éclore un genre nouveau, qui aura pour caractère d'être honnête, instructif et moralisateur.
On a longtemps contesté la possibilité de composer des pièces de théâtre, présentant ce double caractère, d'être a la fois intéressantes et instructives ; mais aujourd'hui, le doute n'est plus permis.
En 1877, sous la direction de M. Paul Clèves, aujourd'hui l'un des deux directeurs du théâtre du Châtelet, je fis représenter, au théâtre Cluny, les Six parties du AI onde .
La célèbje expédition géographiffue de Dumont d'Urville, au pôle sud, donnant lieu à une série de lableaux, où interviennent différents phéuomèmes scientifiques, est le sujet de la pièce des Six j^ar tics du J\[o?ide, f[ue l'on pourrait appeler une revue de luiiiAers, dont le compère s'appelle la science. On promène, en elfe t. le spectateur à travers les contrées
civilisées cl non civilisées du globe, en l'initiant aux mœurs, coutumes et types de ces pays divers. Dans la suite de ces nombreux tableaux, on apprend des particularités intéressantes relatives aux mœurs des peuples ou aux phénomènes de la nature. Le désert et le simoun. — les papillons qui éclairent de leurs sillons brillants, les ténèbres des nuits tropicales. — la combustion du phosphore, produisant Teffet du soleil, — l'habitude des peuplades afjicaines d'enfermer dans le Ironc gigantesque d'un Aieux l)ao])ab. leurs deni'ées. leurs trésors, et même leurs prisonniers, — les excentricités desniœurs chinoises, —les excentricités de la vie commerciale américaine, — la nature propre au climat glacé des régions australes, — reffet du canon sur les masses neigeuses, etc.. toutes ces particularités instructives, sont présentées au spectateur, dans le développement de l'action. .
Après sa création au théâtre Cluny, la pièce des Six par lies du Monde fut jouée, en 1885, eu tournée dramalique, dans plusieurs villes de f raiice, pai* M. Dupoux Hilaire. directeur du lliérdie de 1" \mbigu du Havre, avec nond)reux décors, liguration et ballet.
En 1882, je fis représenter, à Paris, s-iir le Ihéatre de la Gaîté. T>enk Tapin, drame historique eu ciivq aeles. On voyait se dérouler, dans une suite de tableaux, l'existence errante et agitée de l'immortel créateur de la machine à vapeur. Un décor particulier montrait comment Denis Papin est arrivé à l'emploi de la forcé motrice de la vapc::r. Un autre décor machiné reproduisait la scène histori({ue de la destruction du bateau à vapeur de Denis Papin, par les bateliers du Weser, en 1707. On voyait, enfin, reconstruite, d'après les gravures de cette époque, la grande machine à vapeur de Newcommen, qui fut établie à Uondres, en 1715, pour élever et distribuer les eaux de la Tamise.
Ce drame eut plus de cinquante représentations au théâtre de la Gaîté.
En 1886, je fis jouer, par "une troupe de tournée, en Alsace-Lorraine, patrie de Gutenbei'g, et en Hollande, patrie de Laurent Gosier, Gutenbero-, drame en cinq actes, où l'on trouve réunis, dans une action dramaticpie variée, intéressaiile et forte, l'histoire de l'invcnlion de l'imprimerie, avec tous les
personnages qui ont conconrii ?i la création do rot ail.
En avril et mai 1889, j'ai donne, à Paris, an théâtre des Menus-Plaisirs, des Matinées dra matiqiies et scientifiques, oii étaient jonées c[ualre coniodies, reposant sur des anecdotes tirées de l'histoire des sciences, à saAoir : le iMariage de Franklin, on l'on trouAC le fait hislorique du mariage de Franklin avec Dehorah Read, ainsi que la mise en scène amusante des multiples eflets dn tonnerre, — le Jardin de Trianon, qui repose sur le fait historique de la création des familles végétales par Bernard de Jussieu ; — ^liss Telegraph, où l'on voit, sous la forme de scènes comiques, un épisode curieux de linvention du télégraphe électrique par Samuel Morse : — le Sa7ig du Tîirco. comédie ayant pour sujet la transfusion du sang.
Aux Matinées dramatiques et scientifiques données en 1889, au théâtre des Menus -Plaisirs, j'aA'ais confié, pour chaque représentation, 300 éloACs (garçons et filles) des Ecoles communales de la ville de Paris; et personne ne me contredira qnand j'affirmerai, que les écoliers qui ont assisté à ces représentations.
en ont retiré instruction et amusement à la fois; ce dont témoigneraient, au besoin, les maîtres et les sous maîtresses qui accompagnaient les élèves, ainsi que les lettres de remerciement qu'ont bien voulu m 'adresser plusieurs maires ou adjoints des arrondissements de Paris.
Je crois avoir ainsi démontré, non par le simple raisonnement, mais par le fait pratique, la vérité de la thèse que je soutiens, à savoir que plusieurs épisodes de la vie des savants célèbres peuvent être le sujet de pièces de théâtre capables d'intéresser, démouvoir, d'attendrir le spectateur, et que différentes découvertes scientifiques peuvent donner lieu à de très amusantes comédies.
La vitalité, l'existence réelle du théâtre scientifique, est donc parfaitement établie.
Pour en répandre davantage la connaissance, j'ai cru utile de réunir sous ce titre, la Science au Théâtre, les drames et comédies scientifiques quej'ai fait jouer depuis plus de dix ans, sur différentes scènes, et d'y joindre un certain nombre de pièces du même genre, non encore représentés, à sa>oir le drame de Keppler , ou VcAstrologie et V Astronomie y ainsi que les
comodios, la Femme avant le Déliifye, le Premier Yn\af^e aérien, et la ^l\épubliqiL'e des Abeilles, Ces! à la haulc crilique littéraire, aux éi'ndils écrivains des journaux et revues, que je présente ces deux volumes. Si je suis assez heureux pour obtenir leur suffrage, j'espère que les directeurs de théâtres des grandes villes de France ou de l'étranger, de concert avec tes municipalités de ces villes, tenteront, comme moyen d'instruction et de distraction de la jeunesse des écoles et des lycées, de faire jouer ce répertoire, le dimanche, en matinées, sur une grande scène.
Une tentative aussi originale que celle dont il est question ici. ne doit point prétendre à réussir du premier coup; elle ne peut que lentement prendre racine et porter ses fruits. J'ai si souvent exposé, dans mes ouvrages, les diflicullés et les luttes que tout inventeur rencontre sur son chemin, que je sais parfîiilement qu'il faut un temps considérable pour qu'une innovation triomphe de la routine el perce lépaisseur de rindillerence générale. I^lais je sais aussi (ju'une idée nouvelle, quand elle est bonne et juste, finit par
se faire une place au soleil, et que si les masses sont longues à comprendre son utilité, il est toujours possible, avec de la perse- Aerance et du travail, de la leur faire accepter, et d'obtenir j)lus laixl leur liommage reconnaissant.
Lorsque, inspiré par l'exemple d'Arago, je commençai, il, y a trente ans, de publier mes premiei's ouvrages de vulgarisation, je rencontrai les mêmes difficultés, les mômes résistances que j'éprouve aujourd'hui pour faire accepter le tbérdre scientifique. Les amis s'écartaient, les collègues blâmaient, les éditeurs des grands ouvrages scientifiques s'inquiétaient, les Prudhommes me reprochaient de vouloir abaisser la dignité de la science, en la metlant a la portée de tous, et les gros bonnets de rinstitnt. Chevreul et Claude Bernard en tête, criaient à la profanation. Je chis quitter LUniA^érsité, dont toutes les voi(^s se fermaient devant moi, et donner ma démission de professeur agrégé à l'Ecole de pbarmacie, oii j'étais chargé du cours de chimie du professeur Bussy.
Aujourd'hui, la vulgarisation des sciences; est considérée comme un bienfait public, et
celui qui a su la créer et la faire prévaloir, est largement récompensé de ses el!brls par le succès universel de son œuvre. Les gens du monde, pour lesquels, autrefois, la science était lettre absolument morte, savent maintenant qu'ils peuvent s'intéresser a ce qui la concerne, et ils se plaisent aux lectures des ouvrages qui leur donnent une teinture générale et le goût des connaissances scientifiques. Les publications de science vulgarisée, qui paraissent en si grand nombre , sous tous les formats et à tous les prix, contribuent à instruire l'ouvrier et à distraire l'homme éclairé. Répandues dans toutes les écoles de jeunes gens et de jeunes filles, elles prennent une grande place dans les études. Les beaux ouvrages dus à mes heureux continuateurs, les de Par ville, les Guillemin, les Meunier, les Tissandier; les Félix liément, les de Fonvielle, mes savants émules et mes constants amis, entretiennent le goût du public pour les côtés agréables et uliles de la science.
Comme conséquence de ce goût géjiéral du pubJic pour les livres de science populaire, une branche toute nouvelle du commerce de la liJjrairie, d'une importance éiiorme, cai"
elle se chifl're annuellement par des millions, s'est créée en France depuis vingt ans, et s"cst répandue bientôt chez toutes les nations des deux mondes, où nos livres sont traduits, imités, ou spécialement rédigés dans les langues originales.
Tels sont les résultats des eflbrts laborieux de ma jeunesse, et si je les constate ici, ce n'est point par orgueil — on sait bien que tel ne fut jamais mon défaut — mais pour montrer le chemin que peut faire une idée qui, au début, ne rencontrait qu'oppositions, résistances, luttes et préjugés.
Le tliéàtre scientifique me paraît appelé à rendre au public les mômes services que lui ont rendus les ouvrages de science vulgarisée ; et pour réussir dans la nouvelle tentative qui doit couronner ma carrière, je compte sur le bienveillant appui des amis du progrès, et sur celui des gouvernements qui désirent répandre dans l'esprit de la jeunesse et du peuple, les notions de la science et de la vérité.
Dans un état démocratique, comme la France, où, grâce au sulï'rage universel, le peuple est le souverain du pays, il faut que le peuple soit
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instruit. Attachez vous donc à inslruirc le peuple; el quand un moNen, non soupçonné jusqu'ici , soiîix^ a nous, pour ' répandre, en même temps que la dislraclion du théâtre, un enseignement scientifique et des exemples de haute moralité, vous, partisans du progrès social, vous qui voulez à une société nouvelle des horizons nouveaux, accueillez cette innovation aA^ecjoieet sympathie. Adoptez, encourag'cz le théâtre scientifique, et que, grâce à votre concours, cette création nouvelle prospère et réalise dans les masses populaires tout le bien qu'on peut en attendre.
Comme il est dit à la première page de cette préface, les gouvernements, les chefs d État, les municipalités, se désintéressent trop des questions théâtrales. Ils négligent un" des moyens les plus puissants d'éclairer, d'instruire, de moraliser les classes populaires. Vous voyez, de tous les côtés, pulluler la lèpre des cafésconcerls. qui finiront par remplacer les théâtres. 11 est impossible, dit ou, de lutter contre ces établissemenls. ([ue protège, la liberté du commerce. Mais à côté des intérêts matériels des entrepreneurs de grivoiseries, il y' a les intérêts moraux de la nation, et la
prcoccupatiou du l)ien public. Demander la ciéalioii, dans le^s grandes villes de la France, de IhéAtres populaires de drame el de comédie, qui seraient consacrés uniquement a représenter des pièces morales et instructives, serait trop exiger, sans doute, avec la frivolité actuelle des goûls du public; mais" il est permis d'appeler les encouragements de l'Etat, ainsi que l'aide et le sympathique concours des particuliers, sur l'institution, dans le^ théâtres, de matinées dramatiques et scientifiques, qui répandraient dans la jeunesse des écoles instruction et amusement, tout à la fois.
Comme exemple de l'utilité du théâtre scientifique, au point de vue de l'instruction populaire, je prendrai la première comédie de ce recueil, le ^ïaria<ye de Franklin, où je me suis appliqué à rassembler la série complète des eflets physiques, mécaniques et physiologiques propres au tonnerre et à la foudre. Celui qui aura assisté à la représentation de cette comédie, ne sera jamais tentéde considérer le tonnerre comme une manifestation surnaturelle, comme un signe du courroux céleste ; ce que croyaient les anciens
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peuples, et ce que croient encore aujoiircriiuî bien des esprits faibles, ignorants ou superstitieux, esclaves de la tradition du passé. Il n'y verra qu'un superbe et grandiose phénomène de la nature, quil faut admirer et étudier, sans autre préoccupation que de rendre hommage à la science, qui nous en a dévoilé les causes, et au génie de Franklin, qui nous a donné le moyen d'en conjurer les dangers. Sans doute, les ouvrages de science populaire. contril)ucnt à dissiper les préjugés publics concernant le tonnerre ; mais le livre est silencieux et froid . Une représentation théâtrale, qui montre au spectateur les phénomènes physi ques se rapportant au tonnerre et à la foudre, sous une forme matérielle et saisissante , ferait bien mieux entrer ce genre de notiojis dans lesprit de la jeunesse.
Le gouvernement de noire t)ays a fait des prodiges pour répandre l'instruction dans toutes les classes de la société. H distribue au peuple des Ailles et des campagnes, l'instruc tion gratuite. Outre renseignement officiel de l'État, c*est-à dire l'enseignement primaire et secondaire, dont le cercle s'élargit constain
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ment, Finilialive privée sapj)licjue, avec le plus grand zèle, à miilliplier les moyens et les centres d'instruction . Partout l'on crée des bibliothèques populaires ; partout souvrent des cours de science, pour la jeunesse et les adultes. ]Ne pourrait-on ajouter le tliérdre à tous ces moyens d'instruction ') Si l'on parvient, avec un drame ou une comédie, a enseigner quelque vérité utile, a expliquer quelque Aiit important de la science, on réalisei'a lancien adage iilile dtilci. on contribuera à l'instruction de la jeunesse, et l'on étendra, en même *^emps, les limites de l'art dramatique. Lu écjivain français, à l'imagination puissante, M. .Jules Verne, a réussi à introduire la science dans le roman. J'eiUreprends, de mon côté, d introduire la science au théâtre, et je soumets les prémices de mon œuvre à l'appréciation de la critique littéran-e et des amis du j^rogrès.
J'ai cru devoir mettre en l(Me de cha(|ue comédie ou drame, mie sorte cYc^Avertissement , comme on le faisait au temps de Corneille et de Racine, pour expliquer le sujet de la pièce
c'c'sl à diie lîmccdole scieiilifiqne , (jiîand il s'îi<^it (l'iiiic cuniéclic : un rcsLiiic de lu biographie du personnage, (juand il s'agil d'un drame hisk)rique. La comparaison entre le sujet et la pièce que j'en ai tirée, ne seiTi pas sans intérêt pour le lecteur. Elle montrera ce qu'un fait scientifique, froid et incolore, en appaience, peut quelquefois prendre, à la scène, d'eilets variés de mouvement et de couleur.
it*^Hi
LE MARIAGE DE FHAiNKLIN
COMEDIE EX UN ACTE
['oprésentee pour la première fois. .: l'aris, sur le Tii.';at!;e des Mii.Ni s-pLAisms. le 20 avril 1880
Honjaniin ! rniikliii, en quittant rAinrviquc i)oiir îiller travailler, coinuu' impriincu'' et piiblicistc. ;'i Londres, avnit biissé à liiiln(lel[)liie une li;inc-ée. miss Déborali Uead, qu'il (l".v;iit (■•pousor à son retour. Mais une fois en Miolecon-c. i 1 n''gligea de donner (1 • ses riouv-l'es à l:i finniUe de 1;> jeune lilic et s;i inère cnit devoir ninriiu- I);djorali 'i un certain Piogcn-, potier de son état. < 'e mariage fut, -l'ailleurs, nialleureux. lloj^er (Hait un nianv;iis wnrnenient ; on le soupçoun^' même 'l'avoii- une autre leninie, de sorte (pie. peu d'^ temps api es le m'a:ia:.'e. le divorce fut prononcj entre les deux époux.
De retour à l'iiiladelpiiie. i'rnnivlin apprit :.vec cliajirin la triste situation de Déhorali; et eoinme il l'aimait encore, il l'épo's;! le l'^'' septemljre IT.')!). ;'■ l'àcrf' de 24 ans [Mémoires de BenjwrnH. Frankiiii, e.cf'its ;/«r (!za-WÉ?>ne, traduitsde Tanglais par VA uard l.nl)oulaye. Pari;.-. 18?J. librairie Ilacbette. in 18, o« f'dition, pagr! \M)
< e t'ait historique est le sujet de la pièce, le Ma I iui/fi <1h Fraririiia.
i-ranklin, l'evenant de Londres, nriive à I liiladeljdiie le jour même du mariage d^^ l)él)i.»iah avec lîoger; mais grâce aux moyens et combinaisons qui sont du lessort du lliéa i(','le nuiriage célébré le m;>titi es annulé, et Kianklin épo.sera iJéborah. I c dmer de noces prép *ré pour Hoger, sera le repas do lianrMilles do l-'ranklin
\ii ti'ait liistorM{n(! du mariage de i^'ranklin, l'au leur a joJnL 'laiis s;i comédie, l'exbibit'on scénique des propiiétés de la l'oudieet l'inveniion du para loniiei're.
PERSONNAGES
BENJAMIN FRANKLIN (24 ans). M'n:h. Hussy.
RFIAD, vieux nci^ociant Vii.l.
DU>K, garçon de lax'crnc Vayassi^uk.
BOL), mendiant Peiuer.
AIEREUITH .... , MuNiF.K.
COLEMAN / . , ^ , ,. DiiCLERCQ.
o/^DL-o-r , AmisdeFrankhn rr
ROBER 1 i h HOMKNT.
Nicolas SCOULL Bektiiier.
iMiSTRESS (jiODFREY (40 ans) .M'^^ Eugénie Petit.
Missr)ÉBORAII,rilledeRead(2oans) Savelei. ROSALIE, jeune servante Brunxik.
Six Mi;.ml!Res de e'Acadé.mie di:s lAiiLii-Rs de cuirs-
L'action se passa à PJuladclphic. en ly^o.
lË MARIAGE DE FBANKLIN
Une taverne. — Porte au fond ouvrant sur une place publique. — Portes latérales. — A gauche, au deuxième plan, un bahut, et au premier plan, une grande table. — A droite, au deuxième plan, un comptoir. — Une fenêtre à gauche, deuxième plan.