SCÈNE XVIII
M™e ELLSWORTH
Je savais que Madame votre épouse devait se rendre, à quatre heures, chez mistress Paterson, et c'est pour vous rùconciher avec elle que je vous ai donné ce prétendu rendez -vous. Excusez, mon cher M. Grift, la légèreté du moyen, en considération de la moralité du but.
(iUIFT
Je vous remercie, Mme Ellsworth, je vous remercie ! Le but est complètement atteint !. . . Nous nous sommes, en elïet, ma femme et moi, réconciliés, et pour toujours. Aussi, est-ce avec le plus grand boniieur que je voterai la loi qui concerne votre protégé. (Il salue M"'e Ellsworth, et sort par la gauche.
SGÈINE XVIII
Les mêmes, WILKES et COLLINS, (W.ikeseiCoiiinsont
chacun un bras enécharpeet un baa leau sur les youx. Ils enlr'^nt en se donnant la main.)
JKNNY
Quels sont ces pauvres éclopés !
WILKfCS
Deux amis t
GOLLINS, il'iino voix clrarglne
Amis jusqu'àla mort !...
52 MISS TÉLHO^RAPH
WILKES
Nous nous sommes battus pendant deux heures ; nous avons échangé plus de quarante balles de cara- J)ine et de revolver, en nous tenant derrière les arbres... et nous portons les marques de notre courage.
COLLINS
Nous avons renoncé à la perfide Elisa et h ses délassements... plastiques, et nous vivrons dans l'intimité la plus complète, comme deux champions qui ont appris; sur le champ de bataille, à s'estimer et à s'aimer.
WILKES
Oui, nous n'avons tous deux qu'une même pensée; nous verrons tout du même' œil.
(Ils mettent chacun la main snr leur œil, couvert d'un bandeau.
GOLLINS
Et pour commencer, nous allons voter ensemble la loi télégraphique.
WILKES
Et nous voterons du même bras.
(Ils sortent par la gauche, en élevant le Iras.)