‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 132 sur 272 · SCÈNE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DOUZIÈME

liimenl me taire épouser un vieux gentilhomme (lu Marais, reçu, il est vrai, à la cour, mais ridicule, laid, et de tous points, insupportable. J'ai refusé de consentir à cette union. Alors, mon père m'a déclaré que j'entrerai au couvent, jusqu'au moment où ma résistance serait vaincue. L'exécution a suivi de près la menace. Ce malin, mon père m'a fait monter avec lui, dans un carrosse, et nous avons pris la route de Versailles. On allait m'enfermer aux Ursulines!... Heureusement, comme nous passions près du château de la Muette, un embarras de voitures, occasionné par la foule qui remplissait en ce moment tous les environs du château, a arrêté notre carrosse. J'en ai profité pour sauter sur la route, et m'entuir. Ayant trouvé ouverte la porte du château, je m'y suis élancée.... Etmaintenant, je vous en supplie, cachez-moi quelque part. Mon père m'a suivie, il est sur mes traces. S'il me retrouve, il me conduira au couvent, et tout sera fini pour moi, car j"aimerais mieux la mort que le mariage odieux que l'on prétend m'imposer.

JOSIANE

Tranquillisez-vous, Mademoiselle, nous ne vous abandonnerons pas.

Bruit de portes, et voix de Versac à la cantonade. CLOTILDE.

La voix de mon père ! Il me cherche ! il va venir! Ah! par grâce, cachez-moi !

MONTGOLFIER

Mais où vous cacher ? Il n'y a aucune issue dans cette salle !

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