SCÈNE SIXIÈME
Jenny ! Ah ! Burneas ! voU'c amour réalise mon rôve le plu-s doux. Il assure le bonheurde ma vieillesse... Donnez-moi vos mains, que je les réunisse dans les miennes... (il prend leurs m lins.) Mes enfants, nous vous marierons à la Pentecôte.
HONORÉ, qui est entré par le foml, sur les derniers mois. Non, mon frère, ce mariage ne peut avoir lieu.
FRANÇOIS HUBER
Et pourquoi donc, s'il vous plaît?
HONORÉ
Parce que j'ai donné ma parole au chevalier Carsala.
FRANÇOIS HUBER
Vous marieriez Jenny à cet intrig. . . (Se reprenant sur un serrement de main d'Honoré.) à cet étranger?
JENNY, à Honoré.
Ah ! mon père !
BURNENS, à Honoré.
Mais j'aime mademoiselle Jenny de toutes les forces de mon âme, M. Huber ! .* . .
HONORÉ
Le chevalier aussi adore ma fille... et de plus, il met une fortune à ses pieds.
BURNENS, avec désespoir.
Et moi, je n'ai que mon amour î...
FRANÇOIS HUBER, à Burnens.
Ta te trompes, Burnens; j'ai pour toi une dot en réserve.
BURNENS.
Une dot ?
HONORÉ, à François Iluber.
Cela n'est pas possible, mon pauvre François. On sait bien que vous êtes pauvre.
FRANÇOIS HUBER
Non, mon frère, car je possède un trésor !...
HONORÉ
Un trésor !
FRANÇOIS HUBER
Oui, un trésor amassé jour par jour, dans un rayon de soleil, à travers les herbes humides, sous la terre, dans l'air, dans les eaux, sur les arbres et sur les fleurs.
BURNENS, vivement.
Parleriez-vous de votre collection d'entomologie, mon cher maître ?... j
FRANÇOIS HUBÈR.
Précisément.
HONORÉ, avec dédain.
Des papillons ? des insectes ?... Mais cela n'a point de valeur. !