DL\XE
Trop empressé, mon oncle.
RAMPONEAU
Je ne comprends pas.
DIANE
Vous allez comprendre. Quand j'étais jeune fille, tout, dans les allures et dans les paroles de mon cousin, me disait qu'il désirait faire de moi sa femme. Il n3 me parlait pas d'amour, mais sa tendresse perçait à travers son respect... Un regard timide, un serrement de main rapide et tremblant, une fleur donnée avec hésitation, un soupir à demi étoulTé, ce n'était rien en apparence, mais au fond c'était l'aveu de son cœur... Maintenant, Ludovic fixe hardiment ses, yeux sur les miens; il m'adresse des déclarations à brûle-pourpoint, sans le*moindre embarras; et s'il me présente une fleur, c'est comme s'il m'offrait... un petit pâté... 11 m'aime peut-être encore, mais il m'aime tout autrement !
RAMPONEAU
Ah!...
DIANE
Ses manières cavalières frisent l'impertinence, et cette nouvelle façon de me faire la cour, me révolte, autant que son respectueux amour me touchait autrefois !.. . Il est sans- doute fort empressé