‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 187 sur 272 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, LUDOVIC, il est entré par la droite, avant les Jerniers mots, avec son fusil et son carnier.

LUDOVIC, s'avançant.

Quelle est celte plaisanterie, mon clier savant ?

FRESQUELLY.

Ah! rien n'est plus sérieux... Apprenez que sir Evans est en proie à une véritable monomanie, et qu"il faut absolument l'en guérir.

LUDOVIC

Une monomanie?... J'ai toujours pensé qu'il finirait par là... Et quelle est sa monomanie ?

FRESQUELLY.

Il est amoureux d'une femme d'avant le déluge.

DIANE, riant.

Pas possible !

FRESQUELLY.

C'est comme je vous le dis. Et la comédie que je voudrais vous faire jouer, consisterait à présenter à sir Evansune jeune fille, en lui persuadant qu'elle remonte aux temps primitifs.

LUDOVIC

Je comprends! Le cœur de notre jeune toqué ne peut battre que pour une femme pouvant justifier

de cinquante mille ans d'existence. Vous voulez lui présenter cet oiseau rare, pour le ramener à des sentiments réels, et guérir sa manie.

FRESQUELLY.

Je vois avec plaisir que vous comprenez ma pensée et mon projet.

Seulement, il y a une difficulté... c'est de trouver une jeune fille en état de jouer le rôle de la femrne avant le déluge.

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