‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 194 sur 272 · SCENE DIXIF.ME · texte numérisé non relu

SCENE DIXIF.ME

LUDOVIC

Êtes-vous assez chançard que ce ne soit pas une veuve 1

SIR EVANS

C'est étrange! il me semble que j'ai vu déjà ce visage.

LUDOVIC, à part.

Il va reconnaître Christiana, parbleu 1

SIR EVANS

Oui... je l'ai vu et revu bien souvent.,, dans mes rêves...

LUDOVIC, à part.

Dans ses rêves seulement... à la bonne heure!

.. .....^. SIR ïiVANS.

M. Ludovic 1... voyez... on dirait qu'elle r'ouvre les yeux ?

LUDOVIC, à part.

Voici le moment critique. (Haut, gaiement.) Eh! oui, mon cher M. Evans, Tair est entré dans ses poumons; la vie lui revient, et elle se réveille... Quoi de plus naturel ?

Christiana, qui a ouvert les yeux, se soulève à demi, et regarde tendrement sir Evans.

SIR EVANS, radieux.

Elle m'a regardé!... son premier sourire a été pour moi I...

LUDOVIC, à part.

Le voilà emballé! Maintenant, ça ira tout seul. Christiana qui s'est levée, marcha avec hésitai ion, regarde autour d'elle, corn ne si elle reconnaissait le paysage, s'arrête, étonnée, devant sir Evans, et touche curieusement ses habits.

SIR EVANS

Elle est charmante.

LULOVIC, étourdiment .

Vous ne vous en apercevez qu'aujourd'hui ?

SIR EVANS, étonné.

Mais sans doute, puisque ce n'est qu'aujourd'hui qu'il m'est donné de la voir, de lui parler, de l'admirer.

Il regarde Ghristiana tendrement.

LUDOVIC, à part.

Fichtre ! J'ai manqué de tout compromettre. . . Si je parlais davantage, je ferais quelque boulette. Ce que j'ai de mieux à faire, c'est de les laisser se débrouiller ensemble.

Il entre dans la chaumière.

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