‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 199 sur 272 · SCÈNE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TREIZIÈME

DIANE

C'est comme j'ai l'honnem^de vous le dire... Seulement, arrivé au champ de manœuvres, le pauvre M. de Beaugençy, qui n'était pas habitué aux exercices violents, ni aux marches forcées, se trouva très fatigué ; et le lendemain, pendant un simulacre de combat, il futfrappé d'une insolation... dont il mourut.

LUDOVIC

Mais alors, c'est vrai ! vous êtes comme Fougère... veuve... mais... rosière... (il change subitement d'allures, ôte sa casquette. D'un ton respectueux et humble ) Diane I ma chère cousine, Diane, l'amour chaste et pur de mon enfance, Diane, la fiancée de ma jeunesse, voulez-vous me rendre le plus heureux des hommes I

DIANE

Parlez I

LUDOVIC

Accordez-moi votre main.

DIANE, gaiement.

Avec le plus grand plaisir, mon cousin... J'ai cru que vous ne me la demanderiez jamais I... (Elle lui prend le bras.) Mais à présent, expliquez-moi, je vous prie, pourquoi vous aviez envers moi, depuis que vous êtes ici, ce ton dégagé et ces allures cavalières?

LUDOVIC

Je vous le dirai. . . le lendemain de notre noce.

Ils sortent parla gauche.

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