‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 203 sur 272 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

Les Mêmes, GHRISTIANA, sortant de la chaumière, elle a repris ses habits de Sibérienne.

GHRISTIANA, s'avançant (à sir Evans).

Et si Fougère n'avait disparu que pour rester digne de votre amour?... L'honneur m'est plus cher que la vie, sir Evans. Je n'ai pas voulu rester près devons, après que nous avions cueilli ensemble la pervenche, dans la prairie ; mais je viens vous dira que je vous aime, et que si vous mourriez, je ne vous survivrais pas.

SIR EVANS, avec transport.

Fougère, chère Fougère I... quel bonheur de vous retrouver!... (Regardant avec étonnement ses vêtements.) Mais quels sont ces habits?

GHRISTIANA.

Ce sont ceux d'une Sibérienne de notre temps.

SIR EVANS

Alors, Fougère c'était Ghristianal

FRESQUELLY.

Voulez-vous aimer le souvenir de Fougère, en aimant Ghristiana, en lui donnant votre nom?

SIR EVANS

Si je le veux?... (Prenant la main de Ghristiana et la pré-

sentant à Fresquelly, à Ludovic et àDiane.) Mes aiïlis, je vons présente lady Evans.

On entend une cloche et des coups de canon lointains.

CHRISTIANA

Les cloches?... le canon?...

FRESQUELLY.

C'est par mon ordre... Les cloches sonnent pour votre marfage, Christiana, et le canon annonce que le Triton est prêt à lever l'ancre... En sortant de l'Église, nous nous embarquerons pour la France.

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