‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 208 sur 272 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les mêmes, BAPTISTE, entrant par la droite. (Il porte UQ plateau, avec une théière et une tasse. Il a sur le bras droit une robe de chambre et un bonnet de soie noire, et sur le bras gauche, une jaquette et une badine.)

BAPTISTE Voilà, mademoiselle Gertrude !

GERTRUDE, prenant le plateau

Bien, Baptiste. Donnez-moi ça! (Elle met le plateau »ar la cheminée ; Baptiste met la robe de chambre sur une chaise, à droite.)

THÉOGÈNE, regardant les etïets et la tisane La tisane, la robe de chambre, et le bonnet de

l'ami Brancolar. Eh ! eh ! cela sont la vieillesse.

(Baptiste met la jaquette et la l)a(line sur une chaise, à gauche.) Oh ! oh! jaquette et badine ?... Et pour qui, s'il vous plaît, cet uniforme de jeunesse?

GERTRUDE

Pour M. Brancolar.

THÉOGKNE

Hein ?

(iEHTRUDE

Eh ! oui, docteur ; depuis (juelques jours, on pré pare deux costumes ditférents, et selon son humeur, M. Brancolar choisit l'un ou l'antre.

THÉOGÈXE Tiens ! tiens ! tiens !...

BAPTISTE, à Gerlrude

Et le menu du diner, mademoiselle Gertrude? je l'attends.

(;EKTRUDE, tirant un paiiier de la poche droite de son tablier

Le menu ? voilà ! (lisant) : « Potage à la l)onne femme, « merlans frits, épinards, pruneaux et eau rougi e. » (Parlé) : Très fade, aucune épice, ni condiment. (Elle

donne le menu à Baptiste.)

BAPTISTE Très bien !

THÉOGÈNE

Ah ! je le reconnais ce menu de cartMne : c'est celui de Brancolar.

BAPTISTE, .àr.erlrude

Et l'autre menu, mademoiselle Gertrude

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