SCÈNE XII
FRANKLIN
Celle que j'aime ! mais c'est impossible! Voyons, voyons, Rosalie, tu le trompes... Miss Read m'est promise en mariage, elle ne peut en épouser un autre.
ROSALIE, ti-islemcnt.
Miss Read a été forcée d'obéir à son père.
FRANKLIN
Rien ne peut forcer une liancée à trahir ses serments. Si Déborah ne m'a pas attendu c'est qu'elle ne m'aime plus ! Elle, ma Déborah !... (Changeant de ton) Et qui épouse-t-elle?
ROSALIE
Un Monsieur Roser. . de Manchester.
DIGK
Oui, oui, de Man... Man... chester.
(Ils sortent, à reculons, par la droite, avec crainte)
FRANKLIN seul.
Riche, sans doute? Ah! mon pauvre Franklin, tu as cru à la tendresse, à la franchise, à la sincérité d'une femme; tu t'es expatrié, tu as travaillé, tu as souffert pour celle que tu aimais; et lorsque tii reviens, heureux de la retrouver, pour lui donner ton nom, tu apprends qu'elle t'a oublié, qu'elle te renie... Ah! je veux le voir celui ({ii'elle me préfère ! Je veux être témoin de ce mariage oiï l'argent a remplacé le cœur! Je veux être là, lorsque Miss Read prononcera le « Oui » qu'elle avait juré de ne dire qu'à moi. (Ils'elancc vers le l'ond.)