‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 232 sur 272 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

BRANCOLAR, GERTRUDE, (Elle entre par la droite)

GERTRUDE, elle porte un plater.u, avec une carafe et un verre, qu'elle met sur la cheminée

BRANCOLAR, joyeusement

Ah! c'est toi, ma jolie Gertrude. Sais-tu que tu es aussi appétissante que tes ragoûts ?

GERTRUDE, se défendant C'est possible, Monsieur, mais à bas les pattes !

BRANCOLAR, toujours très surexcité.

Voyons, ne fais pas la sauvage.

GERTRUDE

Je ne fais pas la sauvage, Monsieur, je fais la cuisine. J'ai un macaroni sur le feu, et pendant que je suis ici, il biuile peut-être.

BRANCOLAR

Il y a ici une chose qui brûle plus encore que ton macaroni.

GERTRUDE

Quelque chose qui brûle ? Il faut appeler les pompiers.

BRANCOLAR

Non, Gertrude : ce qui brûle, c'est mon cœur.

GERTRUDE, riaut

Ah 1 alors, monsieur, ça ne regarde pas les pompiers.

BRAN COL AR Et si tu voulais?...

GERTRUDE

Vous voulez que je vous jette un seau d'eau froide? Bien, monsieur, je vais chercher un seau d'eau.

BRANGOLAR

Mais non, mais non!... ce n'est pas cela! Reste, Gertrude, et écoute-moi!... Veux-tu du chocolat, le matin?... tu l'auras. Veux-tu une robe de soie?... je te l'achèterai... une montre en nickel ? je te la promets. Mais un baiser... un seul.

GERTRUDE

Eh bien... venez le prendre.

(Elle se met à courir autour du guéridon.)

BRANGOLAR, courant après elle Oh ! la méchante qui fait courir son maître.

GERTRUDE

Gourez, monsieur, courez... j'ai de meilleures jambes que vous.

BRANGOLAR, faisant volte-face, prend Gertrude par la taille

Eh bien alors, je m'arrête... je t'attrape, et je t'embrasse.

(Il l'embrasse.)

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